En 2010, le chômage des personnes handicapées est passé de 5,2 à 11%. Il a augmenté deux fois plus vite que pour le reste de la population.
Avec 257 000 handicapés inscrits à Pôle emploi, leur taux est à 19,3%, soit le double de la moyenne de l’ensemble de la population.
Afin d’inciter les entreprises de plus de 20 salariés à respecter leur obligation d’avoir au moins 6% de travailleurs handicapés, des pénalités supplémentaires leur sont infligées depuis 2010.
Les entreprises qui n’ont engagé aucune action en ce sens (embauches, contrats avec un établissement d’aide par le travail, accord avec les syndicats…) peuvent se voir appliquer une amende atteignant 1 500 fois le smig horaire par salarié "manquant".
Ce tour de vis a poussé de plus en plus d’entreprises à jouer le jeu, puisque seulement 21% d’entre elles n’ont engagé aucune action.
Pour Jean-Marie Faure, qui préside l’Agefiph (association de gestion du fonds pour l’insertion professionnelle des personnes handicapées) : « Cela ne suffit pas face à la montée du nombre de nouveaux travailleurs handicapés », phénomène lié, selon lui, aux conditions de travail pénibles, aux risques psychosociaux ainsi qu’aux accidents et au fait que de plus en plus de personnes osent se déclarer handicapées.
Le 8 juin se tenait la 2e conférence nationale du handicap, au Centre Pompidou… présidée par Nicolas Sarkozy.
Enfin, le Conseil d’État a annulé le 7 juin un décret de 2009 qui permettait de déroger à l’obligation d’accessibilité des bâtiments aux handicapés (loi de 2005).
André Balbo
sources : Le Parisien, Agefiph

envoyer par mail
Imprimer la page