Quand il s’agit de rester enfermée à cause du mauvais temps, mon remède idéal est d’être impeccablement fourrée dans mon canapé. Entre l’énorme oreiller douillet, une bougie Miller Harris Feuilles de tabac, une douce lumière, un thé détox bien chaud (un inratable de chez Kusmi, je vous en reparlerai) et un plaid qui réchauffe les extrémités. Là se trouve une petite merveille pour l’esprit, qui calmera toutes les angoisses propagées dehors entre le vent, la neige et les nuages bas.
Ce week-end j’ai choisi l’Italie. Le voyage, l’évasion. Je suis partie à Turin, avec Caterina Bonvicini. Certes, je m’évadais avec un bagage (le sujet de la dépression) qui aurait pu s’avérer être fatal dans de telles circonstances, mais finalement tout tourne bien rond. L’équilibre ? Sans doute. Sofia, son héroïne, en aura une définition toute particulière de sa mère. « L’équilibre c’est quoi ? C’est un poisson qui nage tout droit”.
Je ne vous raconterai pas l’histoire, vous trouverez le synopsis sur tous les blogs dignes de ce nom, mais je peux vous dire que ça se dévore (tel un requin dans les eaux profondes de l’Australie). Elle traite de la dépression - « oups » - avec un humour vif, dans un rythme effréné, avec une écriture enlevée « aahhh ». Au milieu des requins blancs. A Turin. Avec ses amants. Vraiment touchant.
Après avoir visionné Océans, émerveillée par toutes ces créatures abyssales, ce roman a plongé profondément mes pensées dans des sentiments enfouis.
Editée chez Gallimard. Dans toutes les bonnes librairies du Marais. (Je l’ai capturé dans la magnifique sélection de la Belle Lurette).
envoyer par mail
Imprimer la page