En juin 2009, l’Airbus d’Air France faisant le trajet Rio-Paris se crachait au large du Brésil, faisant 228 victimes. Plus de deux ans après le drame, les deux boîtes noires de l’appareil sont entre les mains d’experts qui tentent de comprendre les circonstances précises de l’accident.
Dans leur dernier rapport, consulté par l’AFP, les experts judiciaires font état d’une « confusion au sein de l’équipage », sans toutefois tirer de conclusion. D’après ce rapport, l’un des pilotes de l’équipage aurait dû prendre les commandes de l’avion suite à la déconnexion du pilote automatique au moment où le commandant de bord était en repos. C’est alors que la situation se serait embrouillée. Faisant face à une situation météorologique pourtant « classée comme non préoccupante par le commandant de bord », les membres de l’équipage semblent ne pas savoir que faire des informations données par des instruments peut-être déréglés. « J’ai plus le contrôle de l’avion là », dira l’un ; « je n’ai plus aucune indication » ajoutera un autre. Le rapport signale ensuite que « les alarmes sonores et visuelles n’ont pas amené l’équipage au diagnostic et à l’appel d’une quelconque procédure ».
Au moment où la juge d’instruction Sylvia Zimmermann doit recevoir pour la quatrième fois les familles des victimes ce mercredi afin de leur faire part des avancées de l’enquête, et huit mois après que la mise en examen d’Air France et d’Airbus pour homicide involontaire ait été annoncée, il semblerait que la thèse d’une défaillance collective des pilotes suite à des avaries techniques prenne de l’ampleur.

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