Relayés par l’Academy of management journal, les résultats de cette étude soulignent qu’un sourire forcé est néfaste à la productivité et à la santé de son auteur.
L’expérience a été menée auprès de chauffeurs de bus. Ceux qui se forcent à être aimables constatent une dégradation progressive de leur humeur, en même temps qu’ils perdent de l’intérêt à leur travail.
Ce qui signifie que les salariés qui s’expriment avec des sentiments vrais sont en meilleurs santé et développent une meilleure sensation de réalisation d’eux-mêmes, d’où un attachement supérieur à leur travail.
Un salarié qui masque ses émotions voit celles-ci s’exprimer sous d’autres formes comme le mal de dos, l’insomnie, des maux d’estomac, un manque de concentration... A l’image d’un sportif, un salarié doit être à l’écoute de son corps pour pallier aux dysfonctionnements.
Certaines professions sont plus exposées que d’autres. Notamment quand elles placent l’individu devant un public ou en contact avec les autres. Cas typique d’un commercial qui se doit en toutes circonstances de montrer de l’empathie à l’égard de son interlocuteur. Il en va de même avec un service client qui doit apprendre à composer avec ses émotions.
L’individu concerné doit apprendre à se connaitre, se ménager des pauses dans son travail pour décompresser. De son côté, l’entreprise doit former ses salariés à apprendre à "jouer" leur rôle, les entraîner à tenir une certaine fonction d’acteur pour maintenir un bon niveau de prestation.
Les managers doivent apprendre à travailler avec les émotions de leurs collaborateurs, les leurs, celles de leurs interlocuteurs extérieurs. Il est dommage de constater que nombre de managers prônent un usage contenu des émotions, se privant ainsi d’une force positive active, faute d’acquisition d’un minimum de savoir-faire pour porter les équipes. A ce titre, plaisir comme colère sont des émotions vertueuses nécessaires à la réalisation des collaborateurs comme de leur encadrement.
Les conditions de travail, le cadre de travail, jouent également un rôle dans l’exploitation bénéfiques des émotions. Ainsi, aujourd’hui, 60% des espaces de travail sont en open space. Paradoxalement, cette structure dite ouverte, mais riche en "promiscuité", provoque des comportements aseptisés, des attitudes de façade, un manque d’expression.
En ce début 2011, à l’heure dite de sortie de crise, les entreprises doivent remobiliser leurs troupes. Affiner leur relation client, motiver les forces vives, afficher leur dynamisme.
Un petit travail sur le thème du développement des émotions pourrait intégrer les plans d’action.

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