Depuis 2003, le journal Les Échos était imprimé par l’imprimerie du groupe Le Monde. Il vient d’annoncer le 14 mai avoir passé contrat avec la société L’Imprimerie, filiale du groupe Le Figaro, à Tremblay-en-France, Seine-Saint-Denis.
Pour expliquer ce choix, Nicolas Beytout, PDG des Échos, dit qu’avec le « développement du numérique, le niveau d’exigence des lecteurs vis-à-vis du papier a considérablement progressé ».
L’accord permettrait aux Échos « d’intégrer une imprimerie qui a investi sur un outil moderne et fiable, et d’accéder à un niveau de qualité d’impression nettement supérieur », mettant aussi en avant des « conditions tarifaires favorables ».
Le syndicat Info’com-CGT avait demandé en avril à la nouvelle direction du Monde de s’engager à moderniser l’imprimerie, qui emploie 270 salariés.
Coup dur pour l’imprimerie parisienne du groupe Le Monde, en pleine restructuration, dont le journal Les Échos était le dernier client extérieur.
Louis Dreyfus, le président du Directoire du Monde a déclaré au JDD : « Après plusieurs semaines de négociations avancées avec les organisations syndicales, nous nous étions fixés pour objectif de lancer la modernisation de concert avec les Échos avant l’été. Le choix de Nicolas Beytout d’apporter son titre au Figaro change la donne. Il nous faudra en assumer collectivement les conséquences ».
Le groupe doit investir une cinquantaine de millions d’euros pour acquérir deux nouvelles rotatives… ou une seule si aucun nouveau client ne se profile.
Un audit évaluant le plan de charge de l’imprimerie devrait être présenté le 20 mai… et l’on peut facilement imaginer que l’avenir devienne plus complexe.
André Balbo
sources : Les Échos, JDD, Le Monde

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