Christian Blanc, le secrétaire d’État au Développement de la Région-Capitale, quittera vraisemblablement le gouvernement, selon ses dires « au plus tard à l’automne », puisque « la mission de ce secrétariat d’Etat n’aura plus de raison d’être » .
Il est vrai aussi que les révélations du Canard Enchaîné sur les éclaircissements et précisions que les services du fisc attendent de sa part concernant ses précédentes déclarations, et les 12000€ de cigares payés - dans un premier temps par son ministère -, l’ont placé dans un inconfort et une tourmente médiatiques qui lui ôtent une part conséquente de l’autorité de sa fonction.
François Fillon lui-même ne l’a-t-il pas sommé de rembourser de « ses deniers personnels la totalité de la dépense » ?
Concernant son prochain départ annoncé, Christian Blanc avait même ajouté devant quelques journalistes qu’il avait toujours considéré que son ministère était « biodégradable ».
Depuis la promulgation le 3 juin de la loi sur le Grand Paris, ce projet est entré dans une nouvelle phase et, selon l’Express, le premier à lever le camp serait Marc Véron, son fidèle directeur de cabinet, nommé président du directoire de la société de préfiguration du Grand Paris. Ce poste sera, lui aussi, transitoire, dans l’attente de la création le 1er octobre prochain d’une structure chargée de la mise en œuvre du Grand Paris au cours des années à venir.
Christian Blanc estime sa mission accomplie pour l’essentiel. Désormais, pour lui, laissant peut-être percer sa rancœur, « ce sont les maires qui détiennent le pouvoir. Il y a trop d’éléments dont ils se sont emparés. Dans bien des territoires, comme Pleyel, le Bourget ou Saclay, le processus engagé est irréversible. »
Apparemment consensuel (l’est-il vraiment ?), Christian Blanc annonce même un rapprochement progressif à venir entre son projet de métro rapide (appelé « double boucle »), et celui porté par la région (baptisé « Arc Express »). « Au final, il n’y aura qu’un seul tracé, avec un train qui roulera environ à 65 km/h », assure-t-il, malgré tout philosophe, après des mois de guerre larvée ou franche avec le président (PS) de la région Ile-de-France, Jean-Paul Huchon.
En attendant, la guerre des cigares aura bien lieu, avec procédures croisées entre lui et son ancien chef de cabinet, Guillaume Jublot. Décidément, Christian Blanc n’aura jamais été un grand communicant et il persiste, presque avec méthode, à le prouver…
Un autre de ses talents a été par le passé, et à plusieurs reprises, la démission-éclair. Ne l’oublions pas !
André Balbo
Sources : L’Express, Le Canard Enchaîné

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