De novembre 2012 à février 2013, la Maison de Balzac présentera l’exposition Le Carnaval à Paris.
Le Carnaval connaît à Paris entre 1830 et 1850 un prodigieux développement qui en fait pour les dessinateurs comme pour les écrivains un motif de prédilection.
Ils en relèvent évidemment ses aspects burlesques, poétiques, excessifs ou légers.
Daumier, Gavarni ou Maurisset d’un crayon incisif ou léger, Balzac, Théophile Gautier, ou les frères Goncourt d’une plume allègre ou acide, tous célèbrent le cortège du bœuf gras, la grâce et l’originalité des costumes, les bals déguisés où triomphent déjà les danses frénétiques pour l’époque telles que le cancan, la polka ou le galop…
Les caricatures politiques s’en mêlent, alternant avec les croquis pour souligner les petites misères et les expressions de grandes joies du peuple parisien. Dans cet événement si particulier, mis en protection et entre parenthèses, le croisement voire le mélange de toutes les couches sociales, brassant et charriant rêves, déceptions mais aussi émerveillements, fugaces ou prolongés.
Ce temps si particulier est propice à des excès de toutes sortes, dans lesquels les artistes puisent et font ressortir poésie, humour, force d’attraction et plus que tout la vitalité des habitants de Paris.
André Balbo
sources : La Maison de Balzac, Ville de Paris

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