À quelques dizaines de mètres de son adresse actuelle, la Pinacothèque ouvrira en janvier 2011 un nouvel espace, à l’angle de la rue de Sèze et de la rue Vignon. 2 000m2 de plain-pied sur la rue, et 1 000m2 en sous-sol.
En 2 ans et demi, la Pinacothèque a fait bien plus que se conquérir un public. Ses expositions, dans son espace actuel de seulement 2 500m2, rivalisent avec celles des plus grands des musées parisiens. En 2009, « L’Âge d’or hollandais » a reçu 700 000 visiteurs en 4 mois ! Les files d’attente de la Pinacothèque peuvent facilement atteindre des dizaines de mètres !
Le nouvel espace sera destiné à exposer une collection permanente, dans un premier temps d’une centaine, puis de près de 200 tableaux. 25 collectionneurs, en majorité étrangers, prêteront leurs œuvres : « un Rembrandt, un Tintoret de 1572, des Picasso, Derain, Pollock, Severini. Je devrais avoir Boucher, Pieter de Hooch, un certain nombre d’artistes hollandais importants des XVIe et XVIIe siècles » déclare Marc Restellini, directeur de la Pinacothèque de Paris, « et j’espère quelques Raphaël… ».
Mais comment fait donc ce diable d’homme pour convaincre ainsi tant de collectionneurs ? Il leur offre tout simplement des services « qu’ils n’ont pas nécessairement les moyens ni l’envie de s’offrir. (…) Ici un tableau est en sécurité contre le vol, (…) il vit, il peut être nettoyé, restauré et réencadré le cas échéant ».
Jusqu’au 8 août (prolongation), on peut voir l’exposition consacrée à Edvard Munch.
À partir du 10 septembre, la Pinacothèque exposera « L’Or des Incas ».
André Balbo
Sources : Le Monde, la Pinacothèque

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