La Saint-Nicolas se fête le 5 et le 6 décembre, avec distribution de cadeaux et de friandises aux enfants.
Saint Nicolas (270-310) serait décédé un 6 décembre.
C’est une tradition fortement implantée à travers de nombreux pays d’Europe, en France également et particulièrement en Lorraine et en Alsace où Saint-Nicolas est reconnu comme Saint Patron.
La Saint-Nicolas est une fête inspirée d’une personne réelle et c’est son histoire qui a inspiré la légende du Père Noël : Nicolas de Myre, appelé aussi Nicolas de Bari. Il s’accompagne du personnage sombre, le Père Fouettard. Saint Nicolas récompense les enfants sages et obéissants, en leur donnant des friandises et le Père Fouettard donne des coups de bâtons aux enfants méchants !
Nicolas de Myre était le protecteur des enfants, des veuves et des gens faibles. Il était bienveillant et généreux.
Saint-Nicolas, est né à Patare en Lycie(1) vers 270 de parents chrétiens : son père, Euphémius, était un homme riche, pieux et charitable ; sa mère, Anne, était la sœur de Nicolas l’Ancien, évêque de Myre. La peste ayant enlevé ses parents et l’ayant laissé jeune à la tête d’un riche héritage, Nicolas consacra sa fortune à de bonnes œuvres. Il fut évêque de Myre au IVe siècle. Sa vie et ses actes sont entourés de légendes.
Après sa mort, Saint Nicolas a alimenté une multitude de légendes qui reflètent sa personnalité généreuse.
Mardi 6 décembre à 17h30, Saint-Nicolas sera à la Maison de l’Alsace accompagné de la chorale des Gospel Kids. Distribution de chocolat chaud et pains d’épices aux enfants.
Toute la journée, vente de manalas frais comme le veut la tradition alsacienne..
La Maison de l’Alsace est un passage incontournable avant les fêtes, avec son vin chaud, son thé de Noël et ses pains d’épices.
39 avenue des Champs-Elysées, Paris 8e
Le 6 décembre, un Saint Nicolas en pain d’épices de 4,50 m de haut sera installé sur le marché de Noël de la gare de l’Est. Des légendes de Noël alsaciennes seront contées aux enfants.
Chercher saint Nicolas à Paris
A Paris, la première chapelle du Palais sur l’île de la Cité, fondée par Robert le Pieux (996-1031), restaurée par Louis VI le Gros et détruite par saint Louis pour édifier la Sainte-Chapelle, était dédiée à saint Nicolas. Le Parlement de Paris, à sa rentrée annuelle, entendait sa messe rouge célébrée à l’autel de saint Nicolas qui était l’un des patrons des juristes ; le président de la confrérie des avocats du palais prit le nom de bâtonnier parce qu’il tenait un bâton surmonté d’une effigie de saint Nicolas.
Robert de Dreux, frère de Louis VII, fonda, en 1187, en même temps que l’église collégiale Saint-Thomas du Louvre, un hôpital des pauvres écoliers de saint Nicolas. En 1217 les écoliers obtinrent permission d’établir une chapelle et un cimetière, ce fut l’hospice Saint-Nicolas du Louvre, supprimé (1541) par le cardinal Jean du Bellay et remplacé par un collège de dix chanoines. En 1744, Saint-Nicolas et Saint-Thomas du Louvre furent réunis en un seul corps sous le titre de Saint-Louis du Louvre. Depuis Charles V, le jour de la fête de saint Nicolas, les écoliers, déguisés et menés par un des leurs portant les attributs des évêques, couraient les rues en chantant. Les enfants de chœur de Notre-Dame allaient célébrer l’office à Saint-Nicolas-des-Champs.
Saint-Nicolas-des-Champs qui était à l’origine une chapelle dépendante de l’abbaye Saint-Martin-des-Champs, attestée dès 1119, fut érigée en paroisse en 1184 et souvent agrandie au cours des siècles. Les parties les plus anciennes de l’actuel édifice sont du premier quart du XVe siècle, tandis que le reste fut construit aux XVIe et XVIIe siècles ; le retable que Simon Vouet et Jacques Sarazin réalisèrent en 1629, est le seul retable parisien de cette époque à avoir échappé au vandalisme révolutionnaire. On y voit, dans la deuxième chapelle de gauche, un Saint Nicolas dans la tempête de Jean-Baptiste Pierre qui imite en peinture un relief sculpté (1747), rapporté de Saint-Pierre-du-Gros-Caillou.
L’église Saint Nicolas des Champs
254, rue Saint-Martin Paris 3e
L’église Saint-Nicolas-du-Chardonnet
23 rue des Bernardins Paris 5e
On trouve également à Paris, un vitrail de l’église Saint-Merri (début du XVIe siècle), une statue en bois (XVIIe siècle), dans la chapelle de la congrégation Notre-Dame (ancienne Abbaye-aux-Bois), 11 rue de la Chaise dans le 7e à Paris, et une peinture sur l’iconostase de l’église Saint-Georges-des-Roumains, 38 rue Ribera, Paris 16e.
Dans les collections de la Bibliothèque nationale, se trouve une miniature du XIe siècle, dans la Vie et miracle de saint Nicolas, et les Heures d’Anne de Bretagne, de Jean Bourdichon (XVIe siècle) où saint Nicolas ressuscite les trois écoliers dans le saloir.
Au musée Jacquemart-André, la miniature des Heures du maréchal Boucicaut est à découvrir.
Icône :
Lithographie coloriée, Haguental. XIXe siècle
Collection : Musée national des arts et traditions populaires, Paris, France
©Photo : MNATP
Image traditionnelle de Saint Nicolas chevauchant son âne, chargé de jouets, sur les toits enneigés.

envoyer par mail
Imprimer la page