Le 8 novembre, une réunion, à Nogent-sur-Marne, aurait dû traiter des deux projets de métro automatique de l’Etat et de la région (Arc Express). Le député UMP Gilles Carrez y aurait abordé les problèmes de financement. Elle a été annulée, car la Société du Grand Paris, ayant refusé d’y participer, a demandé le report de cette réunion en janvier 2011.
L’invitation avait pourtant été lancée par Jean-Luc Mathieu, qui préside la commission particulière du débat public (CPDP) Arc Express. Gilles Carrez, auteur d’un rapport fouillé sur le financement du projet de transports du Grand Paris, l’avait accepté.
Cette réunion aurait dû commencer par une intervention de Gilles Carrez et devait traiter des problèmes de financement soit du seul projet Arc Express, soit des deux projets, selon le communiqué de Jean-Luc Mathieu.
Selon le Stif (Syndicat des transports d’Ile-de-France) « plus d’un mois après le début des débats publics, la SGP ne se considère toujours pas prête à présenter son plan de financement. Interrogée sur les questions financières lors des précédentes réunions publiques, elle s’est systématiquement refusée à répondre précisément, notamment sur les coûts d’exploitation du Grand Huit, qui seront, in fine, intégralement supportés par le Stif, donc par les citoyens, les usagers et les entreprises ».
En conséquence, le Stif « exige des précisions rapides sur les modalités de financement du Grand Paris, afin de rendre son avis sur le projet ».
Gilles Carrez, chargé par Nicolas Sarkozy d’étudier le financement des projets de transports du Grand Paris, avait maintenu en septembre 2009 la nécessité de réaliser les 35Mds€ d’investissements projetés (plan de mobilisation régional et double boucle) en deux phases.
Il proposait, à horizon 2025, de réaliser 24,4Mds€ d’investissements, dont seulement une partie de la double boucle, chiffrant à 43,2Mds€ les besoins de fonctionnement sur la période 2010-2025, réduits par emprunt à 38,2Mds€.
André Balbo
sources : CPDP, Stif, Mobilicites

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