La direction de la Tribune a affirmé le 15 juin : le journal « est et restera un grand quotidien national », alors même que la veille un communiqué émanant d’un groupe de salariés, qui se revendiquaient représentatifs de la rédaction, évoquait « la disparition d’un quotidien national », craignant en fait celle de la formule papier.
Par la suite, la Société des journalistes (SDJ) du quotidien économique avait assuré que ce communiqué n’émanait « d’aucune instance susceptible de pouvoir représenter les salariés et de pouvoir parler en leur nom ».
La direction poursuivait son propre communiqué en déclarant que « Valérie Decamp, présidente de La Tribune, réitère sa détermination à se battre pour assurer l’avenir de l’entreprise et de ses collaborateurs avec un projet crédible et novateur ».
« S’agissant du projet éditorial, il place le numérique au coeur du développement, aux côtés du journal papier. Comme l’expliquait Jacques Rosselin, directeur de la rédaction, dans son éditorial paru le 16/06, La Tribune « ne peut que s’enrichir de cette multidiffusion, parce que chacun de ces canaux bouscule l’autre et contribue ainsi à améliorer chaque jour la qualité de l’information qu’il (vous) propose » ».
En janvier, La Tribune, en situation financière très périlleuse, avait été placée pour 6 mois en procédure de sauvegarde, ce qui lui permettait de cette manière de geler temporairement ses créances. Valérie Decamp souhaite que cette procédure soit prolongée de 6 mois à partir de juillet.
Selon elle, le besoin de financement du quotidien s’élèverait à 5M€, les pertes ayant atteint 9M€ en 2010 et 14 en 2009.
André Balbo
sources : L’Express, Libération, La Tribune

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