Le 7 février a été instauré une sorte de « minimum municipal vieillesse et handicapés ». Dès avril 2011, plus aucune personne de plus de 60 ans, plus aucun handicapé ne devra vivre à Paris avec moins de 840€. En 2012, la somme passera à 875€.
La Ville s’engage à payer la différence pour ceux qui perçoivent moins que ce montant par le biais de l’aide Paris solidarité.
Cette mesure existait déjà, mais elle est ainsi réévaluée. Cette année elle concernera 7 000 personnes supplémentaires…
D’autres mesures de solidarité seront étendues, comme l’aide au logement pour les personnes âgées inactives (7 700 nouveaux bénéficiaires), ou le complément santé.
Ces mesures ne font pas des personnes âgées de Paris des privilégiés, loin s’en faut… Les plus de 65 ans seraient plus pauvres dans la capitale que dans le reste de la France, et ce plan tente aujourd’hui d’enrayer cette précarisation.
À Paris, 12,6% des personnes âgées de 60 à 74 ans vivent sous le seuil de pauvreté, la moyenne nationale étant de 9,9%.
3,7% de nos vieux touchent le minimum vieillesse dans la capitale, 2,6% en Ile-de-France.
Non seulement les plus de 60 ans (420 000) représentent 19% de la population parisienne, mais les générations suivantes, durement touchées par le chômage, vont arriver à la retraite avec des revenus d’autant plus faibles. Pour Liliane Capelle adjointe DVG en charge des seniors : « Il faut s’y préparer ».
Le coût du logement est pour beaucoup à l’origine de cette paupérisation. Le perdre est la première hantise. Donc ils se privent de tout, rognent sur la nourriture. « Ces dernières années, les demandes d’aide au paiement des factures d’électricité ou de chauffage ont été multipliées par neuf ! Idem pour l’aide au logement. Et je ne vous parle pas de ceux qui font les fins de marché », raconte un responsable de l’association Les petits Frères des pauvres.
À Paris, 36% des personnes âgées de 60 à 74 ans vivent seules. Elles sont 51% à plus de 75 ans.
La mairie de Paris à l’avenir voudrait renforcer la « cohabitation intergénérationnelle », un dispositif qui propose à des personnes âgées d’accueillir un jeune en quête de logement. Trois cents binômes senior-jeune existent déjà dans la capitale.
L’idée est bonne. À qui s’adresser ?
André Balbo
sources : Le Parisien, Ville de Paris

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