... et en est fière ! Au point de payer, pour le faire savoir, le 19 mai dans Le Parisien, 45 000 euros pour 8 pages d’encart publicitaire, 3 semaines après s’être vantée d’avoir fait la chasse au gaspillage dans ses dépenses de com’...
Péché véniel. Paris aligne 15 SEM (sociétés d’économie mixte) et leur a ajouté en moins d’un an deux SPL (sociétés publiques locales, à 100% publiques).
Les 15 SEM parisiennes emploient 3 800 salariés dans l’immobilier, l’aménagement et les services (chauffage, pompes funèbres, parking...), et elles affichent un CA de 1,4 milliard d’euros.
Les SEM parisiennes ont parfois, par le passé, on s’en souvient, été associées aux "affaires". Aujourd’hui résonnent d’autres airs : "vigilance" vis-à-vis des avantages accordés aux dirigeants notamment, et "absences d’emprunts toxiques" dans leur portefeuille de dette (2,7 milliards d’euros).
La Semavip, qui est en charge du secteur porteur de l’environnement, est appelée à croître. Prenant en compte le "désengagement de l’État" en matière de logement social, il est très probable que la SGIM (immobilier) qui gère 70 000 des 240 000 logements sociaux soit renforcée.
L’an dernier, une SPL a été créée pour lutter contre l’habitat insalubre, et, récemment, l’aménagement du quartier Clichy-Batignolles a été confié à une société de même nature. "Cela nous permettra d’aller plus vite, car dans une SPL, il n’y a pas d’appel à la concurrence mais un contrat". Il est vrai que le futur tribunal de grande instance est attendu pour 2015 !
André Balbo
Sources : Les Échos, Le Parisien, Le Canard Enchaîné, la Ville de Paris

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