L’Agence Nationale pour l’Information sur le logement a édité dernièrement une étude sur le thème « sécuriser la colocation ».
Les principales difficultés juridiques présentées par la colocation ont été analysées et mises en évidence. Deux hypothèses faisaient l’objet d’un examen particulièrement approfondi : celle où le propriétaire signe un bail avec chacun des colocataires et celle, qui semble la plus pratiquée, où l’ensemble des colocataires signe le même bail. La principale incertitude porte sur l’étendue exacte de la solidarité des colocataires, et le cas échéant de leur caution, et sur la possibilité de la limiter dans le temps. Cette insécurité juridique constitue certainement un frein au développement d’une pratique que les pouvoirs publics souhaitent encourager, jugeant qu’elle est particulièrement adaptée à la demande des jeunes.
rapport qui se réfère à une étude d’août 2009 (lire)
Phénomène banalisé depuis de nombreuses années dans les pays anglo-saxons et mis en lumière par la série télévisée Friends dans les années 90, la colocation est encore timide en France mais devient de plus en plus fréquente. Il s’agit de partager un espace de vie, mais aussi le loyer. Logique, lorsque l’on sait que le poids du logement pèse de plus en plus sur le budget des ménages : selon une étude du Credoc, il est passé de 18 à 23% entre 1988 et 2006.
S’ajoutent à cela la hausse vertigineuse des prix de l’immobilier depuis une décennie, et un phénomène de société : le fait que les Français vivent de plus en plus seuls en raison du vieillissement de la population, la progression du célibat et de la décohabitation des générations.
En 2005, on comptait 33% de personnes habitant seules, contre seulement 20% en 1960. Une tendance qui pèse forcément sur le budget puisque le logement pèse mécaniquement plus sur celui d’une seule personne.
Un site Web est même dédié à une forme de colocation, le logement cogénérationnel

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