Les fraudeurs représenteraient 4,2% des usagers du métro, 6,2% de ceux des bus de Paris intramuros, et 9,5% des bus de banlieue. Dès ces chiffres, le social parle. Pourquoi ce 9,5% ?
Le manque à gagner pour la RATP ne représenterait que 4% de la recette « voyageurs » soit 80M€, et la recette voyageurs totale (2 milliards) ne couvrirait que 30% des dépenses de fonctionnement des transports en IdF.
Enfin 968 agents de la RATP sont chargés du contrôle des tickets.
Selon le journal Le Parisien, il existerait des mutuelles de fraudeurs aux transports en commun, certaines organisées en tontines, les amendes étant mutualisées entre fraudeurs ! Avec une « cotisation » de 7€ par mois par membre, ces mutuelles parviendraient à payer toutes les amendes du groupe (le PV est de 50€ pour franchissement d’un tourniquet sans billet, 70 s’il est majoré).
Pire encore ! Une feuille de chou appelée « Lignes gratuites » circulerait entre ces groupes et plaiderait pour la gratuité totale des transports : « Parce que, au même titre que l’école, ou la santé, par exemple, nous affirmons que les transports en commun devraient être accessibles à toutes et tous sans distinction, donc gratuits ».
LE RATP (Réseau pour l’abolition des transports payants), qui existe depuis 2001, estime que les recettes de billetterie « suffiraient à peine à rembourser le coût du contrôle ».
Ce mouvement, qui n’est donc pas si nouveau, serait né en Belgique. Dans différents pays, il aurait ses bases parmi les altermondialistes. Certaines villes moyennes, comme Aubagne, Vitré ou Coulomiers, en France, auraient déjà "socialisé" la totalité du coût des transports en commun, et mettent donc à la disposition du public les transports en commun intégralement gratuits.
Dans la région parisienne, l’essentiel l’est également, soit 70%, et seuls quelque 30% du chemin resterait à faire, dont il conviendrait de supprimer le coût des contrôles...
Jean-Paul Huchon, le président de la Région, a bien intégré dans ces projets à court terme que les prix des transports en commun étaient déjà aujourd’hui excessifs pour des pans entiers de la société française, qui seraient d’ailleurs, du fait de la crise, en train de s’étendre. Dès les résultats des élections régionales connus, M. Huchon a même déjà avancé des promesses de gratuités ciblées très prochaines.
Pourquoi n’oserait-il pas pousser le raisonnement plus loin et engager l’étude de la gratuité totale ? De son coût réel ?
Ne serions-nous pas là en présence d’une réelle et forte avancée de la part d’une « gauche solidaire » pleine d’allant, et d’avenir, et sur un dossier à la fois pleinement environnemental et pleinement social ? Double bingo idéologique en quelque sorte !
Allez la Région ! Encore un petit effort… la direction est bonne !
André Balbo
Sources : Le Parisien, France 2, RATP, Stif

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