Babu, un indien de 33 ans décédé par électrocution après avoir été poussé sur les rails du métro parisien le 29 septembre dernier, était au départ de l’affaire une victime de plus de la violence urbaine.
Certains témoignages laissaient à penser qu’il avait été tué après avoir tenté de protéger des jeunes femmes d’un homme de 22 ans agressif, Mohamed F. Babu aurait alors été poussé par l’homme d’origine égyptienne. Seulement après quelques jours d’enquête l’on apprenait que Babu, dont ses proches avaient dressé un tableau élogieux à la presse, était sous l’emprise de l’alcool au moment des faits.
Pendant ce temps, Mohamed F continuait d’affirmer qu’il avait agi en état de légitime défense, et qu’il n’avait agressé ni les jeunes femmes, ni Babu. L’étude des caméras de surveillance de la station de métro Crimée et d’autres témoignages viendront confirmer ses dires.
Mohamed F. est alors mis en examen pour « violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner » puis placé en détention provisoire. Il devenait alors l’un des protagonistes d’un drame stupide.
Cette semaine, l’agresseur devenu agressé a été libéré de sa détention provisoire. Son avocat, Me Augustin d’Olonne, déclarait simplement qu’il était « heureux de constater avec sa remise en liberté que les magistrats de la chambre de l’instruction ont la même lecture de ce dossier que [lui] ».

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