L’analyse de l’impact des mesures réformant la communication financière à destination des consommateurs vérifie si ces derniers sont mieux informés que par le passé du mode de fonctionnement des produits qu’ils souhaitent souscrire (ou qu’ils détiennent déjà dans le cas des relevés de compte revolving).
La réponse est clairement négative. C’est même l’exact contraire qui peut être remarqué.
Aujourd’hui, il est impossible de comparer deux offres faites en crédit renouvelable car ni le TAEG, ni le coût apparent des assurances ne sont comparables.
Enfin, certains prêteurs contournent allègrement l’esprit de la loi Lagarde, et l’utilisation qu’ils font de « l’exemple représentatif de remboursement » leur permet d’encore plus tromper les consommateurs que par le passé.
Concernant la nécessaire amélioration de la transparence de la communication financière, la loi Lagarde est donc contre-productive. Aujourd’hui, il est presque impossible de comprendre comment fonctionnent les crédits renouvelables proposés par les différents établissements, et il peut même être dangereux de croire ce qu’indiquent certains. Souscrire un crédit renouvelable est donc devenu un acte qui s’apparente à jouer à la roulette russe : si on laisse faire la machine, les chances d’en ressortir vivant (financièrement parlant) sont, en effet, très aléatoires.
En conclusion par L’AFIP relayée par EVRY-CREDITS : Les crédits renouvelables sont des produits financiers modernes, c’est-à-dire inventés par des financiers imaginatifs et parfois cupides. Et comme leur mode de fonctionnement ne répond à aucune règle financière précise, chaque établissement peut « tripatouiller » comme bon lui semble, en toute légalité... Il est urgent de franchir le pas et de réformer définitivement les crédits renouvelables, car tant que cette simple réforme ne sera pas entreprise, les établissements de crédit pourront continuer à contourner, en toute impunité, toutes les réformes possibles et imaginables.

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