Si Édouard Geffray, rapporteur public chargé de dire le droit au Conseil d’État, n’a pas réclamé, le 1er juillet, l’inéligibilité de Jean-Paul Huchon, président de la Région, dans le cadre du litige sur les comptes de sa campagne régionale, il a toutefois demandé, sanction financière lourde, que le président de l’Ile-de-France ne bénéficie pas du remboursement de ses frais de campagne (soit quelque 1,6M€ qu’il se devrait de rendre).
Le Conseil d’État a mis sa décision en délibéré à une date qui n’a pas été précisée. Suivra-t-il les conclusions du rapporteur public ?
Ces six mois d’une bataille juridico-politique acharnée auront peut-être permis à M. Huchon de conserver son mandat. Le patron de la région devrait ainsi son salut électoral à une réforme votée le 14 avril sous la présidence de Nicolas Sarkozy.
On se souvient que cette affaire avait été déclenchée fin 2010 par la saisine du Conseil d’État par Paul Midy, un militant UMP. Il faisait reproche à l’élu de ne pas avoir intégré à ses frais de candidat le coût de campagnes sur les transports organisées par la région, alors qu’elles étaient faites dans le semestre qui précédait les élections régionales de mars 2010. Il arguait également du fait que celles-ci avaient dû, selon lui, concourir de façon illégale, puisque contraires au Code électoral, à la réélection de Jean-Paul Huchon, opposé alors à la candidate UMP Valérie Pécresse.
André Balbo
sources : La Croix, Le Monde

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