Évidemment chacun a pu entendre les cris joyeux d’enfants se jetant de la neige par paquets ou glissant quelques poignées dans les cous accessibles des potes. Mais les quelques centimètres de neige tombée sur la capitale sont vite devenus depuis un « épisode neigeux plus brutal qu’annoncé et d’une ampleur inégalé depuis 20 ans ».
Que s’est-il passé du côté des urgences ? Les pompiers de Paris ont été très sollicités du fait des nombreuses victimes de chutes et d’accidents dus au froid, à la glace et à la neige. Ils ont su conserver leur bonne humeur, même quand des appels un peu surréalistes demandaient à leur standard du 18 que des soldats du feu s’occupent d’aller « saler les chaussées » ou de passer « prendre les enfants à l’école ».
Les urgences des établissements de l’Assistance publique – Hôpitaux de Paris ont eu le 9 décembre ce qu’ils qualifient être une « activité dense », en raison principalement du bon nombre de chutes sur des trottoirs souvent restés verglacés.
Météo France ayant été injustement grondée par François Fillon pour prévisions molles, il est maintenant à craindre que ne soit encore amplifiée cette propension bien française qui consiste à prévenir de façon catastrophiste le public qu’il fait froid en fin d’automne et en hiver, et peut-être résolument plus chaud en été.
Un nouvel épisode froid est d’ores et déjà prévu pour la semaine prochaine.
André Balbo
source : Le Parisien

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