Lui, le jeune provincial, aime se faire appeler Jean-Pierre. Elle, la quarantaine, vagabonde entre deux personnalités. Quand elle change son timbre de voix, elle se nomme elle-même Lydia.
Dans l’autre on se reconnaît. Alors la rencontre se fait confrontation. Violente, douloureuse, passionnée, tendre. Destructrice et vitale.
Le lieu du théâtre devient le lieu de l’urgence du dire. C’est le moment pour eux de parler, de dire. Pour ne pas disparaître. Pour ne pas laisser cette nuit les effacer à jamais…
Sinon c’est le « silence…et on ne sait plus rien de toi, te voilà disparu !
Folie du verbe, des mots, ressassement, l’écriture de Miguel Angel Sevilla épouse leur essoufflement, leur lutte pour ne pas perdre consistance, pour rester vivants. Mais sans larmoiement, en liant le poétique au trivial, l’humour au tragique.
La mise en scène, épurée et retenue, crée un espace de circularité qui laisse libre les corps des comédiens. Et qui laisse leur parole nous atteindre de plein fouet.

Tu recommences avec les noms, comme si l’étiquette pouvait remplacer le pinard, Alice. Pourquoi tu es si naïve ?
Pièce écrite et mise en scène par Miguel Angel Sevilla
AVEC : Alice Droz : Nathalie Sevilla Manu alias Jean-Pierre : Fix Lardeur Accordéon : Antoine Girard Lumière : Jennifer Montesantos

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