Paris viendrait de prendre la tête, devant Londres et New York, pour les étrangers qui cherche à acquérir un bien immobilier hors de leur pays de résidence. Pour la banque qui s’est spécialisée vers cette clientèle, BNPP IB (pour International Buyers), alors que l’an dernier 19% des clients acquérant un bien en France avaient envisagé un autre pays, ils n’auraient plus été que 12% cette année.
« Pour la première fois depuis 20 ans, les prix de Paris sont maintenant comparables à ceux de New York et inférieurs de 20% seulement à ceux de Londres, traditionnellement 1,5% plus cher », dit un responsable de chez Barnes.
Les non-résidents n’exercent pas, malgré tout, une forte influence sur le marché immobilier total, ne représentant que 8% à Paris par exemple. Mais cette clientèle à fort pouvoir d’achat peut faire un peu monter la part du moyen – haut de gamme (2 à 4M€) et surtout du très haut de gamme (à partir de 4). Nous voilà rassérénés.
Toutefois, l’engouement pour la France comporte quelques bémols. D’une part, la vie y est jugée onéreuse. Et d’autre part, la réforme fiscale à venir suscite quelques soucis. Comme le fait que les non-résidents puissent devoir payer l’impôt sur la fortune sur leur immobilier situé en France, ou que bientôt l’imposition des plus-values pour les résidences secondaires détenues depuis plus de 15 ans puisse à l’avenir jouer sur les prix, selon une inquiétude que confiait Thibault de Saint Vincent aux Échos …
Selon les données des notaires de Paris concernant le marché des non-résidents, sur les achats effectués de juillet 2009 au 30 juin 2010, les Italiens se tailleraient la part du lion en montant de 19% il y a 5 ans, à 24% de l’ensemble des non-résidents, devant les Américains qui chuteraient de 10 à 6%, et les Anglais qui tomberaient de 11 à 5%.
Et pensez-vous que ces non-résidents aient des quartiers de prédilection ? Dans l’ordre, vous retrouvez le Marais, le Quartier Latin, les Champs-Élysées et Montmartre. Avec parfois, ponctuellement, une part dans l’ensemble des transactions qui peut monter jusqu’à 20% comme c’est le cas par exemple à Saint-Germain-des-Prés ou place des Vosges.
D’autres nationalités de non-résidents ne passent pas inaperçues, comme les Brésiliens, les Argentins, et… les Chinois, qui cherchent du locatif. Par immeubles, parfois.
André Balbo
sources : Les Échos, Le Parisien

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