Voiture à Paris 
22 octobre 2009

La pollution ? Y en a pour tout le monde, et l’automobiliste est le mieux servi !

 



envoyer l'article par mail envoyer par mail
Version imprimable de cet article Imprimer la page

Les véhicules, leurs carburations, leurs carburants et leurs échappements ont été notablement améliorés. Ces « modernisations », ces évolutions technologiques et les nouvelles exigences environnementales ont permis d’obtenir une diminution de certains facteurs polluants de l’air, et d’apporter une légère amélioration générale. Mais nous savons bien que tout cela est encore très insuffisant et que l’heure est grave pour nos pauvres petits poumons.

Dès 2007, des campagnes d’Airparif ont montré que les automobilistes n’étaient absolument pas protégés ni à l’abri dans leur habitacle. Ils seraient même au contraire soumis à des niveaux de pollutions bien plus élevés que ceux que subissent les piétons par exemple. Sans pour autant que cela soit facilement et finement mesurable, compte tenu des différences selon les lieux d’exposition et les types d’environnements.

Mais il est clair que l’automobiliste est le premier exposé. Et que l’écart qui sépare son exposition à celle des personnes utilisant d’autres modes de déplacement est important. En terme de santé, les pollueurs seraient bien ici les payeurs aux royaumes des déplacements égoïstes et des forçats de la voiture.

On pourrait établir une progression des effets de la pollution de l’air en fonction du mode de transport utilisé. La première victime, vainqueur tous terrains serait de toutes façons l’automobiliste : victime immolée aux véhicules environnants et au sien propre.

Ensuite viendrait le cycliste, que l’effort physique pousse à ventiler davantage et à respirer donc plus en profondeur…Sur des aménagements spécifiques, comme des pistes cyclables l’éloignant d’une circulation automobile dense, il sera davantage protégé. Encore faut-il que de tels parcours lui soient réservés.

Le piéton ne s’en sort pas si mal, car son exercice est moins intense et il ventile avec modération... ce qui par exemple ne sera pas le cas du joggeur ! Mais là encore, des parcours devraient lui être réservés (au piéton… et pourquoi pas au joggeur ?). Des parcours qui le tiendraient éloigné des voies de grandes circulations, comme des cyclistes qui roulent vite et silencieusement.

Depuis que l’on cherche à mesurer les différentes pollutions de l’air, le bilan et les évolutions sont nuancés. Les 3 problèmes principaux demeurent le di-oxyde d’azote, les microparticules et l’ozone.

Le di-oxyde de soufre que produisaient les industries ne serait plus à des niveaux posant problème.

L’ozone est un polluant secondaire qui intervient en zones périurbaines, forêt de Rambouillet ou de Fontainebleau par exemple.

On a pu mesurer dans certains cas, de 2002 à 2007, les effets obtenus par l’aménagement des voies de bus. S’il y a localement diminution du rejet des polluants, il y a aussi report et déplacement des problèmes.

Les péages urbains seront-ils une part de la solution des problèmes ? Pour les métropoles qui s’y sont essayé, l’impact local a été en partie positif, mais s’il y a obtention d’une baisse des rejets, là aussi on constate qu’il y a transfert des trafics, et logiquement déplacement des rejets.

Dans le calendrier, la Commission européenne procédera sur recommandations pour obtenir que les seuils des principaux polluants soient abaissés. Cela passera par des étapes en 2010 et en 2015, et des sanctions financières seront prévues, un procédé mécanique un peu analogue à la demande d’amélioration de la qualité de l’eau.

Cette série d’articles sur la voiture (moyen de déplacement égoïste, polluant et décrié, sur ses aspects pratiques, ludiques, philosophiques, sur les types de véhicules de carburation, les rencontres, le piège fiscal que représente la voiture) accueille vos suggestions. Elles seront étudiées à la loupe et susceptibles d’enrichir cette rubrique. A bientôt, andre.balbo@wanadoo.fr


derniere modification: jeudi 22 octobre 2009, par Adele