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La réforme des retraites doit garantir des avantages raisonnables et satisfaisants

Ce titre en forme d’avertissement est signé de l’OCDE qui publie une étude qui montre que les réformes adoptées récemment ne permettront toujours pas de couvrir le coût des retraites à l’avenir, en dépit des allongements de l’âge de la retraite arrêtés dans la moitié des pays membres.

Dans les pays de l’OCDE, à l’horizon de 2050, l’âge moyen d’ouverture des droits à la retraite va atteindre 65 ans, aussi bien pour les hommes que pour les femmes. Ce qui représente une augmentation de 1.5 an pour les hommes et 2.5 ans pour les femmes. Dans le même temps, la croissance de l’espérance de vie est supérieure à celle de l’âge de départ à la retraite de 2 ans pour les hommes et de 1.5 an pour les femmes. Ce qui traduit un allongement de la durée de retraite.

La population active va culminer dans les pays de l’OCDE aux alentours de 2015 et diminuer d’un peu plus de 10 % d’ici 2050.

La réduction des prestations de retraite doit être un centre de préoccupation des gouvernements, au moins pour les populations les plus vulnérables. En effet, les réformes engagées depuis les années 90 dans les pays de l’OCDE convergent vers une réduction en moyenne de 20% des prestations futures.

En Allemagne, aux États Unis, au Japon et au Royaume-Uni, par exemple, les actifs faiblement rémunérés ne perçoivent, une fois à la retraite, que la moitié environ de leur salaire antérieur.

Pour Angel Gurria, secrétaire général de l’OCDE, il n’est pas question d’augmenter la pauvreté des personnes âgées. C’est aux gouvernements de poursuivre les réformes sociales et budgétaires.

"Les prestations publiques sont aujourd’hui la pierre angulaire des revenus des personnes âgées, puisqu’elles représentent en moyenne 60 % de leurs revenus. Les 40 % restants se divisent pratiquement à parts égales entre le revenu d’activité d’une part, et les pensions privées et d’autres formes d’épargne d’autre part. À mesure que les prestations publiques diminueront sous l’effet des réformes, il faudra puiser dans ces deux dernières sources pour combler la différence".

« Relever l’âge de la retraite ne résout qu’une partie du problème » a ajouté M. Gurría. « Les pays doivent davantage s’employer à lutter contre les discriminations liées à l’âge dans le milieu du travail, en prévoyant des possibilités de formation aux seniors et en améliorant leurs conditions de travail. Pour ce faire, il conviendra d’agir sur la discrimination liée à l’âge, les possibilités de formation offertes aux seniors et les conditions de travail. De sorte que les employeurs s’adaptent à une main-d’œuvre vieillissante. »

De plus, il importe d’inciter les actifs à investir d’avantage dans les systèmes de pensions privées. Certains pays, trop peu nombreux ont d’ores et déjà pris des mesures incitatives dans ce sens (Allemagne, Nouvelle Zélande, Royaume Uni, Irlande).

La dépense publique consacrée aux retraites doit éviter aux personnes disposant des plus faibles rémunérations, comme à celles qui ont vécu des interruptions de carrière, de prendre de manière trop frontale les réductions de prestations ( Finlande, France, Suède, Australie, commencent à agir dans ce sens).

derniere modification: vendredi 18 mars 2011
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