Les enquêteurs de la Chambre régionale des comptes d’Ile-de-France ont souligné par exemple que par rapport aux autres CHU, l’AP dispose d’une administration pléthorique : « S’agissant du personnel de direction, l’écart est de 94%. » La direction répond qu’il s’agit plutôt de 52%. Encore une moitié de plus.
Le taux d’absentéisme ? Le mal concernerait tous les CHU, et les agents de Paris seraient ceux qui, juste après leurs collègues de Rennes, feraient le moins l’hosto buissonnier.
Dans le réquisitoire que constitue le rapport de la Chambre, le Canard a relevé quelques fâcheuses approximations : « La faible activité de georges –Pompidou en chirurgie ? dans le calcul auraient été inclus les mois pendant lesquels 70 lits étaient fermés à la suite d’un incendie.
L’AP aurait embauché 551 praticiens de plus en 2007 ? Erreur, c’est le chiffre sur 3 ans.
Le président de la chambre, Jean-Yves Bertucci, tient à préciser que si, selon ce rapport, l’AP compte 20 000 personnes de plus que les autres établissements de santé à nombre de patients équivalent, il est bien dit « en plus, et pas en trop ». Si la comparaison était faite avec les seuls CHU, le surnombre tomberait en effet à 7 000.
Les coûteuses RTT n’ont pas fait baisser l’absentéisme, s’étranglent les enquêteurs. Mais alors comment expliquer que « les infirmières ne tiennent pas plus de 5 ans en moyenne ? Si c’est tellement chouette, pourquoi elles s’en vont toutes ? »
Concernant les finances, le premier magistrat de la Chambre confirme au Canard : « Nous n’avons jamais dit que la situation était très préoccupante. Mais ça ne va pas s’arranger. »
Un élément-clé manquerait dans ce rapport. Les besoins médicaux sont en constante progression…
André Balbo
Source : Le Canard Enchaîné

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