Du 7 au 23 décembre 2010
Au Théâtre National de Chaillot
« Guidé par l’homme lors d’un long apprentissage que l’on nomme dressage, le cheval accède à « la connaissance » ; ainsi l’homme et l’animal deviennent centaure. A l’inverse, l’homme possède l’instinct animal à l’origine de sa création qu’il cherche à faire ressurgir comme une évolution à rebours, une régression vers les couches profondes de son être. »
Bartabas
Pour Bartabas, cette nouvelle aventure, créée pour les scènes de théâtre, est l’occasion de se confronter au langage intelligible et de poursuivre sa quête d’un « verbe à cheval ».
Bartabas écoute la voix de Lautréamont dans les Chants de Maldoror. Cette œuvre, « la plus radicale de la littérature occidentale » écrite et publiée par Isidore Ducasse à l’âge de 23 ans jette les bases d’un langage où « le mot trouve l’action dans une poésie d’impulsion animale ». Une poésie active réalisée dans la violence d’un geste animalisé.
Les Chants de Maldoror sont aussi un bestiaire imaginaire qui s’anime et se transforme dans nos rêves. Avec le Centaure et l’Animal, Bartabas et Ko Murobushi proclame le droit à cette métamorphose.
L’ampleur et la profondeur de sa démarche renouent avec les plus anciennes formes connues de l’activité artistique qui prennent l’animal pour sujet et moyen d’expression.
Ko Murobushi
Considéré au Japon comme l’héritier d’Hijikata dont il a été l’élève,
Ko Murobushi est l’un des artistes de Butô les plus reconnus au monde.
Ko Murobushi ouvre sa danse aux influences du monde et nourrit
également sa recherche des ses racines japonaises profondes. Il explore
sans cesse les nouvelles formes possibles d’expression du Butô, comme
en témoigne sa participation au centaure et l’animal.
Le butô
C’est une forme de danse contemporaine japonaise. Né à la fin des
années 50, il marque une rupture à la fois esthétique et politique avec
les traditions nippones de l’époque. Littéralement « danse des
ténèbres », le butô, fondé sur la conscience de l’espace et du temps,
présent et passé, met la mémoire au coeur de sa recherche. Ni
chorégraphie, ni langage corporel codifié, il s’agit d’un état de
l’être, le passage entre le vivant et le mort, l’un donnant corps à
l’autre.
Salle Jean Vilar
Horaires : 20h30
dimanche 15h30
Relâche : lundi, ainsi que les 9 et 16 décembre
Durée : 1h20

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