Un accord qualifié « d’historique » vient d’être signé entre la Région Ile-de-France et Le Gouvernement, concernant le tracé du réseau de transports du Grand Paris.
Après trois ans de conflit, Etat et région se sont mis d’accord sur un projet de métro automatique autour de la capitale d’ici à 2025.
Mais la priorité est accordée à la modernisation immédiate des RER.
Baptisé « Grand Paris Express », le nouveau tracé reprend pour l’essentiel, les contours de « l’Arc Express » : il prévoit un réseau de métro automatique incluant le prolongement de la ligne 14 au sud et au nord de Paris et une rocade autour de la capitale comprenant deux arcs à l’est, dont l’un permettant une desserte en proche couronne depuis Saint-Denis-Pleyel ou Le Bourget jusqu’à Champigny.
La carte de ce chantier à 32,4 milliards d’euros a été présentée mercredi après une ultime nuit de tractations entre cabinets. Le ministre de la Ville, Maurice Leroy, et le président PS de la Région, Jean-Paul Huchon, ont salué un moment "historique" pour les transports franciliens. Un apparent consensus dont seuls les élus Europe-Ecologie se sont désolidarisés.
L’accord comporte trois volets.
La modernisation du réseau. L’Etat participera au Plan de mobilisation de la Région. Il versera tout de suite 1,084 milliard d’euros pour accélérer des priorités comme le prolongement du T3 à la porte d’Asnières, la rénovation des RER C et D d’ici à 2017 et le prolongement de la ligne 14 jusqu’à Mairie de Saint-Ouen d’ici six ans, avec un arrêt à Cardinet (XVIIe). A plus long terme, la 14 sera prolongée au sud jusqu’à Orly. En outre, des études seront lancées d’ici deux ans à propos du dédoublement du tunnel Châtelet-gare du Nord pour désaturer les RER B et D.
Le "Grand Paris Express". L’accord définit un tracé de métro automatique d’ici à 2025. Il se découpe en quatre tronçons. Un arc Nord (La Défense-Saint-Denis Pleyel-Roissy), un arc sud (Saint-Maur-Saint-Cloud) un arc Ouest (La Défense-Saint-Cloud) et un arc Est composé d’une ligne Saint-Denis-Pleyel-Champigny et d’une autre plus éloignée, (Champigny-Le Bourget via Clichy-sous-Bois et Chelles). Asnières deviendra l’une des communes les mieux desservies d’Ile-de-France avec quatre gares.
Le financement. La Région et la Société du Grand Paris se partageront la maîtrise d’ouvrage et de nouvelles ressources fiscales, dont une partie pèsera sur les entreprises et l’autre sur les ménages franciliens à travers une « taxe spéciale d’équipement » censée rapporter 1,7 milliard.
Plusieurs points restent cependant à négocier, notamment sur les tracés, et la conception de la desserte du plateau de Saclay. La Région refuse une desserte par métro du plateau de Saclay, qu’elle juge coûteuse et pour l’instant inutile.
Source : 20minutes, Métro, Le Parisien

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