L’oubli criant qui avait consisté à n’attribuer à aucun ministère le dossier volumineux du Grand Paris vient tout juste d’être corrigé. Le gagnant, celui à qui échoue la patate chaude, n’est finalement pas celui de l’Équipement et des Transports, comme la logique aurait pu incliner à le croire pour un dossier si fortement marqué « transports », mais le ministère de la Ville, dont le domaine d’attribution était pourtant jusqu’à présent davantage les quartiers dits « sensibles ».
Maurice Leroy, qui succède à ce poste à Fadela Amara, est un ancien communiste, devenu membre du Nouveau Centre. Et c’est ainsi lui le nouveau ministre en charge du Grand Paris. Saura-t-il mettre sur ses rails l’indispensable et coûteuse amélioration des transports franciliens, aujourd’hui au bord de l’asphyxie ?
Ces transports que la Cour des comptes vient tout juste (17/11/10) de juger inadaptés, dont la qualité de service apparaît dégradée, coiffée d’une autorité organisatrice à l’affirmation insuffisante, souffrant de graves retards d’investissements, et dont les déséquilibres financiers semblent vraiment difficiles à résorber. Fermer le ban.
Claude Guéant, qui retrouverait apparemment assez rapidement sa grande liberté de parole, aurait confié à Jean-Paul Huchon la bonne opinion qu’il aurait eu de la tentative de synthèse des équipes d’architectes, entre Arc Express et le métro Grand Paris.
Prochaine étape et moment crucial : la discussion le 24 novembre de la loi de finances rectificative 2010 dans laquelle devrait être inscrite la dotation en capital de 4Mds€ de la Société du Grand Paris.
Il serait vraiment très malvenu pour le projet du Grand Paris qu’elle n’y figure pas.
André Balbo
sources : Libération, Localtis

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