À quelques jours de l’annonce de l’acte II du Grand Paris, et à peine quelques semaines après que les trompettes de la renommée aient fièrement annoncé l’existence de ses 17 premiers contrats de développement, les repères semblent s’être brusquement déplacés.
Un milliard d’euros devait être économisé sur les dépenses publiques, et il avait été annoncé que les opérateurs de l’État seraient mis à contribution.
En conséquence, l’Assemblée nationale a voté le 21 octobre l’amendement au projet de budget présenté par le gouvernement, pour un "gain" de quelque 316M€. Il s’agit du rabotage des ressources, - techniquement du plafonnement de taxes affectées -, de près d’une dizaine d’organismes publics dont certains concerneront tout spécialement Paris et la région Ile-de-France.
Parmi ces organismes figurent la Société du Grand Paris, dont il avait été beaucoup question ces derniers mois, Voies Navigables de France, dont le développement en région apportait l’espoir d’un gain environnemental accessible, et l’Agence de financement des infrastructures de transport...
L’ensemble de ces restrictions annoncées ne devrait pas être sans effet sur le développement du projet du Grand Paris, dont on avait souvent dit, bien qu’il ait été vendu de façon extrêmement politique, qu’il risquait un jour de ne pas être financé.
Parmi les autres organismes concernés par ces réductions budgétaires se trouvent également l’Agence pour la maîtrise de l’énergie (Ademe), le Centre national du cinéma (CNC), l’Agence nationale de l’habitat, l’Agence nationale pour la rénovation urbaine, le Centre national pour le développement du sport, et l’Office français de l’immigration et de l’intégration.
Le milieu du cinéma a été le premier à réagir avec force contre le plafonnement de ses ressources, dénonçant l’impossibilité dans laquelle se trouverait dorénavant le CNC a remplir sa mission de préservation du patrimoine.
André Balbo
sources : Le Monde, TV5

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