Chaque année l’Ile-de-France voit ses espaces ruraux se rétrécir de 940 hectares, au profit de zones urbaines que l’on a bien du mal à contenir, selon une récente étude de l’Institut d’aménagement et d’urbanisme (IAU) d’Ile-de-France. Or, la réflexion des urbanistes accompagne pourtant la tendance lourde d’une préoccupation de développement durable.
Il nous faudra protéger dorénavant nos terres agricoles, voire reconquérir des terres qui furent sacrifiées sottement, des décennies durant, aux pavillons et au mitage.
Sans ce monde ambivalent qui oublie si facilement de penser son futur le plus proche, une petite lumière s’est allumée.
Alors que depuis des siècles la France n’avait pas créé de nouveaux massifs forestiers, le gouvernement, qui ne fait donc pas que des bêtises, vient de valider un des projets du Grand Paris, consistant à planter plus d’un millier d’hectares de bois dans la plaine polluée de Pierrelaye-Bessancourt (Val-d’Oise).
Cette zone avait été contaminée par l’épandage des boues parisiennes au XIXe siècle, et de ce fait ne permettait plus d’agriculture alimentaire depuis cette époque.
La Ville de Paris vient d’accepter de céder ses 400 hectares, la région et les communes en apporteront 400 autres, et les 300 restants devront être acquis auprès de propriétaires privés.
…seul reste à finaliser le montage du financement qui devrait s’articuler autour d’un GIP (un groupement d’intérêt public). Les plantations devraient débuter en 2017.
André Balbo
sources : Le Parisien, Les Échos

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