
Rassurez-vous, le Preskovic du « Père Noël est une ordure » n’officie pas aux fourneaux de ce resto coloré et si l’on évoque le kloug nauséabond, le clin d’œil s’arrête là. Mais d’abord, un mot pour se situer. Nous sommes au nord-ouest de Paris, dans un quartier où, malgré la hausse vertigineuse de l’immobilier, le riche côtoie (encore) le fauché. Un périmètre en friche si on le compare à son voisin boboïsé des Batignolles. Nous conseillons donc aux frontaliers de passer l’avenue de Clichy pour s’attabler au Kloog café.
Un mot encore sur le cadre qui prouve qu’avec un budget raisonnable et du talent, on enlumine un bout de trottoir gris. La déco est signée Anne Chedeville, qui tient boutique tout près (rue Legendre). Elle s’est alliée à Vibeke Rasmussen, une copine norvégienne, d’où les accents nordiques de la carte. Notez encore que l’endroit favorise les produits artisanaux, bios ou issus du commerce équitable. Qu’il abrite en outre un petit corner épicerie et que l’on y propose un brunch à thème le dimanche pour une vingtaine d’euros. Ça vaut le Kloog.

envoyer par mail
Imprimer la page