La décision formelle, qui suscite de grands débats au sein de la holding du Figaro, ne serait prise par Serge Dassault qu’en milieu de semaine. Le rachat par Dassault serait bien sûr regardé avec bienveillance par l’Élysée, mais certains des enfants de l’avionneur seraient, dit-on, hostiles à ce rachat. Pour les financiers, le prix demandé serait d’autant plus élevé qu’aucune synergie n’existerait entre les deux groupes de presse.
Ce serait les raisons qui feraient que, selon Challenges.fr et les Échos, il ne resterait vraisemblablement plus aujourd’hui que deux prétendants au rachat du groupe de presse : Fondations Capital associé à Rossel, et Bolloré. À moins bien sûr que Marie-Odile Amaury ne renonce à vendre. Ou que la partie de poker menteur soit simplement en train de se poursuivre, avec usage de bluff et d’intox par voie de presse.
Le PS avait estimé de son côté que le rachat éventuel du Parisien par Serge Dassault aurait constitué « une grave menace pour le pluralisme de l’information ». Quant à la société des journalistes du journal, elle avait rappelé que le Parisien ne pouvait « être au service d’un homme, d’un clan, d’une entreprise ou d’un parti politique ».
Parmi les deux candidats qui resteraient en lice, s’il se confirmait que Serge Dassault renonce, Fondations Capital, associé au groupe de presse belge Rossel, pourrait être le plus actif, Bolloré paraissant toujours plus réservé, ou discret avec ostentation.
Ce suspense intenable devrait bientôt prendre fin, puisque l’étude confiée à Rothschild s’achèvera au plus tard courant novembre 2010. Et qu’il se dit également par ailleurs que le nouveau directeur général du Parisien, Philippe Carli, tenterait de dissuader Madame Amaury de vendre…
André Balbo
Sources : Challenges.fr, Les Échos, Libération, JDD

envoyer par mail
Imprimer la page