Entré en vigueur en juin 2009, le Revenu de solidarité active (Rsa) a permis de faire reculer le nombre de pauvres de 2 % (150 000 personnes) mais n’a pas changé grand chose en termes de reprise d’emploi des bénéficiaires ssns activité, note le comité national d’évaluation du Rsa dans le rapport d’évaluation qu’il vient de remettre au gouvernement.
“Le Rsa activité diminue substantiellement l’intensité de la pauvreté chez les bénéficiaires, c’est-à-dire la distance à laquelle ils se trouvent du seuil de bas revenu” (environ 950 euros pour un adulte isolé), indique le rapport qui précise que “le Rsa activité accroît d’environ 18 % le revenu mensuel médian” des bénéficiaires.
Sur le volet retour à l’emploi, le rapport indique que les études “ne permettent pas d’exclure que les incitations financières puissent avoir un effet positif sur l’emploi, différents facteurs peuvent être néanmoins avancés pour expliquer que la mise en place du Rsa n’ait pas eu, à ce stade, un impact important”, une situation qui peut s’expliquer par le poids de la crise, la méconnaissance du dispositif. Les rapporteurs constatent encore le fait que le Rsa, “n’a pas significativement augmenté l’incitation financière à la reprise d’emploi par rapport au Rmi”.
Autre constat enfin, nombre de bénéficiaires potentiels du Rsa n’y ont pas recours. Une proportion estimée à 35 % pour le Rsa socle – un taux comparable à celui relevé pour le Rmi – et 68 % pour le RSA activité seul. Les raisons ? Pour une part une mauvaise connaissance du dispositif, les démarches à accomplir, l’accompagnement insuffisant...
Source : viva.presse.fr

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