Cette fois les toussotements sont ceux de Jean-Pierre Jouyet, le président de l’Autorité des marchés financiers (AMF), qui est chargé de dire s’il y a eu ou pas « hors-jeu » dans la manière de faire. Mais hélas que dire ? C’est la réglementation boursière actuelle qui a permis à Bernard Arnault d’accumuler secrètement autant de petits paquets d’actions de la maison Hermès, grâce à certains instruments financiers.
Jean-Pierre Jouyet a confié aux Echos, que dès 2008 l’AMF avait pourtant préconisé que les "equity swaps", qui permettent de telles opérations, intègrent, au même titre que les actions, les calculs de franchissements de seuil. Proposition non retenue.
Et donc ces contrats d’options permettent encore (permettent toujours !) à l’acquéreur d’acheter à l’instant "t" qu’il déterminera des actions d’une société.
Le président de l’AMF a tenu à préciser que la publication de la déclaration de franchissement de seuil par l’Autorité ne valait pas approbation de l’opération. Il reste à cet organisme à vérifier le bon respect de l’opération…Une formalité.
André Balbo
sources : Les Échos, Le Monde

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