Ce samedi 2 avril, le 87 boulevard de Grenelle, siège de la Fédération Française de Football (FFF), a été le théâtre d’une véritable révolution dans le monde du football français, comparable à la la prise de la bastille... à l’envers. En eff
et, cette date ne marque pas la fin de l’ancien régime, mais bien son commencement, un nouveau régime où les "petits" clubs amateurs n’auront presque plus de voix face au pouvoir des clubs professionnels.
Le football français est divisé en deux "clans" : les professionnels (40 clubs pros et 1 500 licenciés) et les amateurs (18 000 clubs et près de 2 millions de licenciés). Pour se faire entendre au sein de la FFF, le sénat footballistique, il faut posséder un taux de vote de 33% minimum. Or avant cette date clé du 2 avril, la répartition des voix était de 25% pour les pros contre 75% pour les amateurs. Dorénavant, les pros possèderont une base de 37%, soit juste ce qu’il faut pour imposer les décisions sur le plan national sans avoir à s’occuper de l’intérêt des plus petits.
Le facteur clé de cette décision ? L’argent : Les clubs pros ont promis de reverser 2,5 % des droits télévisés négociés par la LFP (Ligue de Football Professionnel) et des recettes liées aux paris sportifs avec un plancher fixé à 14,26 millions d’euros. Et avec un monde professionnel tout puissant mais en déficit financier régulier, les clubs amateurs commencent même à penser que rien ne les obligera à respecter cette promesse de "dons". Ah ça ira pas, ça ira décidément pas...

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