Une centaine de migrants tunisiens occupaient depuis début mai le gymnase de la Fontaine-au-Roi (XIe), en plein cœur de Belleville. Ils se sont heurtés le 5 juillet au soir face à un volet métallique fermé, protégé de plus par une haie de CRS. Et tous les accès à la rue de la Fontaine-au-Roi avaient été bouclés.
Les jeunes Tunisiens se savaient sous la menace d’une décision de justice imminente mais la colère et la surprise étaient néanmoins perceptibles chez ceux qui attendaient, dans la soirée, l’hypothétique possibilité de regagner leurs « pénates » et de retrouver leurs affaires.
Au cabinet du maire PS de Paris, Bertrand Delanoë, on assure que les Tunisiens avaient parfaitement connaissance de l’épilogue que connaîtrait cette occupation, puisqu’il fallait « rendre à ce lieu son usage normal, d’autant que des travaux sont prévus pour le rendre à ses utilisateurs au mois de septembre. Mais les exilés ne sont pas oubliés : 40 places d’hébergement leur sont proposées. »
Les organisations soutenant les réfugiés avaient reçu l’information selon laquelle les bagages restés dans le gymnase seraient posés le lendemain à l’extérieur du bâtiment.
André Balbo
sources : Le Parisien, Ville de Paris

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