Le 27 septembre, Bertrand Delanoë fera valider par les élus municipaux l’accord par lequel Chirac et l’UMP s’engagent à rembourser le coût des emplois fictifs de l’Hôtel de Ville.
Mais il devra aussi présenter au Conseil de Paris la lettre d’observation rédigée par les magistrats de la chambre régionale des comptes.
Celle-ci lui fait durement plusieurs reproches qui amuseront beaucoup le Conseil de Paris et laisseront rêveurs les Parisiens qui viennent de recevoir leurs feuilles d’impôts fonciers et y ont constaté des augmentations salées, et qui s’impatientent donc de recevoir pour novembre leur taxe d’habitation…
Plusieurs centaines d’emplois ont par exemple été pourvus par l’équipe Delanoë sans que le Conseil n’ait autorisé cette dépense !
De très hauts salaires ont été largement dispensés : 22 directeurs généraux sont payés 150 000€ net par an, dont l’un, chargé du design !
La chambre salue la créativité du maire qui a su inventer toute une série de primes pour une partie du personnel municipal !
Quelles mesures seront prises pour que les Parisiens ne conservent de l’aventure que son aspect amusant ?
Un bon gestionnaire et un fin politique, qui préfère, comme Bertrand Delanoë dans l’affaire des emplois fictifs, récupérer rapidement 2,2M€ pour les Parisiens que courir après un jugement incertain qui lui aurait peut-être permis de recouvrer la totalité des 7M€ détournés par l’ancien maire, proposera certainement une solution rapide et équitable grâce à laquelle personne, lui compris, ne perdra la face.
André Balbo
Sources : Chambre régionale des comptes de l’Ile-de-France, Le Canard Enchaîné

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