Bien que les performances de la RATP concernant notamment ses lignes 13, 5 et 2 soient tristement célèbres pour les voyageurs sur ce critère par leur caractère éprouvant, et que 4 lignes de RER, les A, B, C, et D sur 5 soient bien en deça des objectifs fixés, la Régie va percevoir cette année 13,84M€ de bonus, et la SNCF 4,31M€ de bonus pour « qualité de service ». Pourtant, et ce n’est un secret pour personne, la bataille de la régularité est loin d’être gagnée. Ni selon le Stif, ni selon le récent rapport de la chambre régionale des comptes.
Le Syndicat des transports de l’Ile-de-France a dévoilé hier son bilan 2009 de la qualité de service dans les transports en commun franciliens. Dorénavant, le Stif a choisi de faire un effort de transparence sur les indicateurs de régularité ou de qualité de service des différentes lignes ou réseau. Rappelons-nous que son président, qui n’est autre que le président de la Région, Jean-Paul Huchon, avait promis durant la campagne des régionales de durcir les conditions faites à la RATP et à la SNCF dans les contrats qui les lient au Stif et qui seront renégociés l’année prochaine.
L’indicateur qui mesure le pourcentage de rames effectivement en circulation aux heures de pointe par rapport au nombre prévu donne un classement que les voyageurs ont très précisément en tête, mais eux en termes de pénibilité. Seules deux lignes de la RATP dépassent leurs objectifs : la 14 et la 10. Toutes les autres font moins bien, avec quelques scores lamentables, comme la 13 bien sûr avec 9,2% de moins, la 1 avec 7,2% de moins, la 2 avec 7% de moins, et 6 autres avec près de 5% de moins.
Parmi les lignes de RER, la ligne B se traîne avec 22% de moins, la D avec 15,3, la A avec 12,3 !
Pour les Transiliens, le Paris-Crépy se traîne lamentablement avec moins 22,8%…
Ainsi le Stif a-t-il été invité par le rapporteur de la chambre régionale des comptes à renforcer dans l’attribution des bonus le poids du critère régularité, qui parmi d’autres critères ne pèse « que » 30% pour la RATP, et 25% pour la SNCF.
André Balbo
Source : Le Parisien

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