Si le projet d’augmenter le taux de TVA des parcs à thèmes n’était pas adopté, la quasi unanimité des députés de la Commission des finances de l’Assemblée s’y étant opposés, il reste à compenser le gain fiscal qui était espéré par cette mesure.
Une cible de choix a été envisagée par le rapporteur général (UMP) du budget, Gilles Carrez : relever le taux de TVA sur les hôtels de luxe. S’agirait-il des 5 étoiles et des palaces uniquement ? Le taux de TVA réduit (5,5%) bénéficie à l’hôtellerie dans son ensemble depuis les années 1960, alors que le taux normal est de 19,6%, et cette niche seule aura coûté au fisc cette année quelque 930M€.
Rappelons-nous que déjà de 1981 à 1994 la TVA des seuls hôtels de luxe avait été passée à 19,6%. Si cette mesure était renouvelée et intégrée au plan de rigueur, les recettes pourraient être, selon le rapporteur, sensiblement de même ordre que celles qu’auraient rapporté la modification de TVA pour les parcs à thèmes.
Évidemment, ne dit-on pas que dans chaque niche, il y a un chien ? Une nouvelle bataille se profile donc mobilisant les parties concernées, comme déjà Didier Chenet, qui préside le syndicat patronal Synhorcat, qualifie d’ « intolérable » l’éventuelle surtaxation de l’hôtellerie de luxe, plaidant même que « c’est elle qui attire la clientèle à fort pouvoir d’achat et dope les recettes touristiques. » Rien n’est encore joué, d’autant qu’une nouvelle classification est en train d’être mise en œuvre, avec création des 5 étoiles, et une telle mesure pourrait éventuellement la perturber… disent les professionnels de la profession.
Alors, va-t-on réellement taxer plus fortement l’hôtellerie de luxe ? Une telle mesure est proposée épisodiquement. La dernière fois en date fut par Christine Albanel, à l’époque ministre de la Culture. C’était en janvier 2008, et les bénéfices attendus devaient subvenir à l’entretien du parc monumental français sensiblement dégradé.Que penseriez-vous d’une telle mesure ?
André Balbo sources : Les Échos, Le Figaro

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