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4 septembre 2011

Le plan de rigueur frappera-t-il aux portes des palaces et des 5 étoiles ?

 


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Si le projet d’augmenter le taux de TVA des parcs à thèmes n’était pas adopté, la quasi unanimité des députés de la Commission des finances de l’Assemblée s’y étant opposés, il reste à compenser le gain fiscal qui était espéré par cette mesure.

Une cible de choix a été envisagée par le rapporteur général (UMP) du budget, Gilles Carrez : relever le taux de TVA sur les hôtels de luxe. S’agirait-il des 5 étoiles et des palaces uniquement ? Le taux de TVA réduit (5,5%) bénéficie à l’hôtellerie dans son ensemble depuis les années 1960, alors que le taux normal est de 19,6%, et cette niche seule aura coûté au fisc cette année quelque 930M€.

Rappelons-nous que déjà de 1981 à 1994 la TVA des seuls hôtels de luxe avait été passée à 19,6%. Si cette mesure était renouvelée et intégrée au plan de rigueur, les recettes pourraient être, selon le rapporteur, sensiblement de même ordre que celles qu’auraient rapporté la modification de TVA pour les parcs à thèmes.

Évidemment, ne dit-on pas que dans chaque niche, il y a un chien ? Une nouvelle bataille se profile donc mobilisant les parties concernées, comme déjà Didier Chenet, qui préside le syndicat patronal Synhorcat, qualifie d’ « intolérable » l’éventuelle surtaxation de l’hôtellerie de luxe, plaidant même que « c’est elle qui attire la clientèle à fort pouvoir d’achat et dope les recettes touristiques. » Rien n’est encore joué, d’autant qu’une nouvelle classification est en train d’être mise en œuvre, avec création des 5 étoiles, et une telle mesure pourrait éventuellement la perturber… disent les professionnels de la profession.

Alors, va-t-on réellement taxer plus fortement l’hôtellerie de luxe ? Une telle mesure est proposée épisodiquement. La dernière fois en date fut par Christine Albanel, à l’époque ministre de la Culture. C’était en janvier 2008, et les bénéfices attendus devaient subvenir à l’entretien du parc monumental français sensiblement dégradé.Que penseriez-vous d’une telle mesure ?

André Balbo sources : Les Échos, Le Figaro

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4 septembre 2011 – Dernière contribution par JB Pieri

Le plan de rigueur frappera-t-il aux portes des palaces et des 5 étoiles ?

Une petite information : l’hôtellerie haut de gamme (4*) est en France tout juste bénéficiaire, avec les plus faibles marges du secteur.

Celle de luxe (5*), pire encore, déficitaire, et ne tient que parce que les propriétaires jouent un rôle de "mécène" (la totalité des palaces français sont détenus par des émirs en quête de prestige, de grandes familles industrielles passionnées et quelques grands groupes qui acceptent les pertes pour des raisons d’image).

La raison : des coûts de main d’oeuvre très élevés, en vue de perpétuer le savoir-faire "à la française", qui confine parfois à l’orfèvrerie (chefs, chefs pâtissiers, maîtres d’hôtels, sommeliers, concierges, etc. qui sont très bien payés, n’en déplaise à certains).

Ces segments sont de GROS pourvoyeurs d’emplois non-délocalisables...

Par contre, les clients, eux, peuvent se "délocaliser" en choisissant des destinations moins chères, car bénéficiant de conditions sociales et fiscales sans commune mesure avec la France.

Par exemple, au Maroc, un salarié dans l’hôtellerie coûte 2€ de l’heure (30/35€ pour l’hôtellerie de luxe en France), et la création d’hôtels est défiscalisée pendant 10 ans... idem à Maurice, etc..

Donc désolé, mais encore une fois, pour défendre le pré carré clientéliste des élus régionaux (Futuroscope), ou le bas de laine des rentiers, qui votent en masse (plus-values immobilières), on est sur le point de pénaliser une industrie créatrice d’emplois.

Et qui plus est, en matière d’hôtellerie haut de gamme, une industrie qui perpétue des savoirs-faire précieux et vecteurs d’image pour l’ensemble de la clientèle touristique (qui rapporte beaucoup aux comptes de l’Etat).

Que ces messieurs les députés regardent plutôt du côté des 200 premières entreprises françaises, qui paient en moyenne 8% d’impôt sur les sociétés, contre un peu plus de 30% pour l’ensemble des entreprises (votre épicier du coin compris)... Il y a là 25 milliards d’euros de niche...

Ils faudrait enfin que les politiques, de gauche comme de droite, cessent de caresser dans le sens du poil leurs clientèles souvent respectives (à gauche agents du publics et allocataires, à droite petits rentiers et professions libérales), parfois communes (les grands groupes et les banques), et privilégient plutôt dans leurs démarches les créateurs d’emploi, qui sont les véritables créateurs de richesse du pays.

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  • Le plan de rigueur frappera-t-il aux portes des palaces et des 5 étoiles ? 4 septembre 2011 16:15, par JB Pieri
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    Une petite information : l’hôtellerie haut de gamme (4*) est en France tout juste bénéficiaire, avec les plus faibles marges du secteur.

    Celle de luxe (5*), pire encore, déficitaire, et ne tient que parce que les propriétaires jouent un rôle de "mécène" (la totalité des palaces français sont détenus par des émirs en quête de prestige, de grandes familles industrielles passionnées et quelques grands groupes qui acceptent les pertes pour des raisons d’image).

    La raison : des coûts de main d’oeuvre très élevés, en vue de perpétuer le savoir-faire "à la française", qui confine parfois à l’orfèvrerie (chefs, chefs pâtissiers, maîtres d’hôtels, sommeliers, concierges, etc. qui sont très bien payés, n’en déplaise à certains).

    Ces segments sont de GROS pourvoyeurs d’emplois non-délocalisables...

    Par contre, les clients, eux, peuvent se "délocaliser" en choisissant des destinations moins chères, car bénéficiant de conditions sociales et fiscales sans commune mesure avec la France.

    Par exemple, au Maroc, un salarié dans l’hôtellerie coûte 2€ de l’heure (30/35€ pour l’hôtellerie de luxe en France), et la création d’hôtels est défiscalisée pendant 10 ans... idem à Maurice, etc..

    Donc désolé, mais encore une fois, pour défendre le pré carré clientéliste des élus régionaux (Futuroscope), ou le bas de laine des rentiers, qui votent en masse (plus-values immobilières), on est sur le point de pénaliser une industrie créatrice d’emplois.

    Et qui plus est, en matière d’hôtellerie haut de gamme, une industrie qui perpétue des savoirs-faire précieux et vecteurs d’image pour l’ensemble de la clientèle touristique (qui rapporte beaucoup aux comptes de l’Etat).

    Que ces messieurs les députés regardent plutôt du côté des 200 premières entreprises françaises, qui paient en moyenne 8% d’impôt sur les sociétés, contre un peu plus de 30% pour l’ensemble des entreprises (votre épicier du coin compris)... Il y a là 25 milliards d’euros de niche...

    Ils faudrait enfin que les politiques, de gauche comme de droite, cessent de caresser dans le sens du poil leurs clientèles souvent respectives (à gauche agents du publics et allocataires, à droite petits rentiers et professions libérales), parfois communes (les grands groupes et les banques), et privilégient plutôt dans leurs démarches les créateurs d’emploi, qui sont les véritables créateurs de richesse du pays.

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derniere modification: dimanche 4 septembre 2011, par André Balbo, crédit photo : -

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