Sacré Richard Branson ! Après avoir annoncé en 2004 le lancement de Virgin Galactic - la branche dédiée au tourisme spatial de son groupe, Virgin - ils étaient nombreux les sceptiques à annoncer que son projet dément d’envoyer des civils friqués dans l’espace sub-orbital ferait pshiiit avant longtemps.
C’était mal connaître la pugnacité du Lord Britannique. Plutôt que de faire pshiit, son projet a fait paf ! vlan ! zoom ! lors d’une cérémonie inaugurale de son Spaceport America, - le premier aéroport spatial de l’histoire -, qui s’est déroulée ce lundi 17 octobre au Nouveau-Mexique devant une poignée de centaines d’invités ; majoritairement les futurs spationautes ayant déjà réservé leur ticket et des journalistes.

Les premiers auront eu droit à un aperçu de ce qui les attendra à partir de 2012 ou 2013 si tout va bien. Le vaisseau WhiteKnightTwo a fait un vol de démonstration rassurant, mais loin des prouesses que l’on attend de lui très bientôt, à savoir monter à 21.000 mètres d’altitude en zone sub-orbitale pour permettre à ses six passagers de prendre de jolies photos de la Terre vue de juste au-dessus du ciel et de profiter de quelques minutes d’apesanteur, le tout pour 200.000 dollars.
Les seconds aussi en ont eu pour leurs frais : arrivé en rappel depuis une terrasse, entouré d’équilibristes et vêtu d’une tenue de sport noire contrastant singulièrement avec sa crinière blonde étincelante, Sir Richard Branson a fait le show, comme à son habitude. Se voyant remettre les clés du Spaceport America par le gouverneur de l’État, Susana Martinez, le patron de Virgin a brièvement vanté l’architecture de son nouveau building, signé du britannique Norman Foster et construit à partir de matériaux locaux.
Sans donner de date précise - « on se dirige vers un premier lancement dans les douze mois » - le milliardaire s’est ensuite étendu sur l’avancée de son projet qui « pourrait être le début d’une ère totalement nouvelle de voyage spatiaux, l’ère des voyages spatiaux commerciaux ». Avec un prix moyen de 200.000 dollars le ticket, on attend avec impatience les premières compagnies low-cost.

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