Le Premier ministre, François Fillon, à peine investi dans la 2e circonscription pour les législatives, demande à Delanoë de revoir son projet de piétonnisation des voies sur berge, et refuse de valider « en l’état » le projet.
François Fillon, dans un courrier, a demandé à Bertrand Delanoë de revoir sa copie, quant à la fermeture des voies sur berge sur la rive gauche entre le pont Royal et le pont de l’Alma, à cause des embouteillages monstres que cela pourrait induire et sous prétexte que cela défigurerait les berges et ne respecterait pas « la conservation de l’aspect minéral des quais ».
L’Etat, propriétaire des berges, va demander une étude « précise et indiscutable » des reports de circulation automobile.
« En l’état », « je vous informe que l’Etat n’entend pas signer de convention avec la Ville de Paris, ou prendre toute décision relative aux travaux préparatoires prévisionnels », écrit le Premier ministre qui précise : « naturellement, il ne s’agit pas de renoncer une fois pour toutes à donner un caractère piétonnier aux berges de la Seine » !
Le maire de Paris, Bertrand Delanoë, a déploré jeudi soir la publication d’une lettre « adressée aux journalistes avant même que je ne la reçoive » et dénoncé le « diktat du gouvernement ». Le gouvernement « feint d’ignorer que l’ensemble des réserves du commissaire enquêteur ont été prises en compte par la Ville » et le projet « a donné lieu à une expertise contradictoire avec les services de la préfecture de police ».
Les objectifs du projet des voies sur berges sont de rendre les berges aux piétons, de mettre en œuvre une continuité des parcours piétons et cyclables le long de la Seine, de proposer au plus grand nombre de nouvelles activités (sportives, culturelles, citoyennes, à vocation économique...) en lien avec la nature et le fleuve.
Les premiers aménagements devraient être livrés à l’été 2012.
Les aménagements seront réversibles. Ils doivent pouvoir être démontés du jour au lendemain, en cas de crues d’une part, et si des bouchons monstres se formaient sur les quais hauts, d’autre part. C’est une condition imposée par la préfecture de Police.

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