Le 17 octobre 1961, le préfet de police de Paris, Maurice Papon, donne des ordres stricts pour contenir le mouvement de protestation des algériens de la capitale contre la guerre d’Algérie et le couvre-feu qui leur est imposé. Ces ordres amèneront une répression sanglante : Quinze mille manifestants seront arrêtés, et bien souvent maltraités, voire torturés, et 100 à 300 d’entre-eux meurent sous les tirs de la police et la violence généralisée lors d’une journée que la France voudrait bien oublier.
Aujourd’hui, la Guerre d’Algérie et les conditions de vie des algériens dans l’hexagone sont des sujets tabous. Entre les secrets d’États, les souvenirs qui s’évaporent et ceux qu’on veut oublier, il est difficile de traiter un tel sujet sans verser dans la politique ou la désinformation.
Afin de commémorer cette date funeste du 17 octobre 1961, l’association Les Oranges de Nanterre, le collectif DAJA, et des comédiens du théâtre des Quartiers d’Ivry se sont associés pour monter une pièce de théâtre racontant la naissance des protestations depuis le bidonville de Nanterre jusqu’aux rues de la capitale.
Présentée le vendredi 14 octobre à 20h30 au Centre Culturel Algérien, La Pomme et le Couteau est une pièce de théâtre engagée qui s’efforce de rappeler que cette page de l’histoire de France ne sera pas tournée tant que les responsabilités et le nombre des victimes ne seront pas totalement déterminées et dévoilées au public.
La Pomme et le Couteau
Le 14 octobre à 20h30
Au Centre Culturel algérien
Une pièce de Aziz CHOUAKI
D’après les écrits de Abdelmalek Sayad et Jean-Luc Einaudi
Mise en scène d’Adel HAKIM
Vidéo de Michaël DUSAUTOY Production
Entrée libre

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