Et c’est une très bonne chose dans la mesure où le transport par voie fluviale consomme 2,5 fois moins de carburant que le transport routier, et qu’il émet donc moins de gaz à effet de serre que la route.
Le trafic fluvial évite ainsi chaque année le rejet de quelque 200 000 tonnes de CO2 dans la Région.
« Ports de Paris », nouvelle appellation de « Port autonome de Paris », a annoncé hier fièrement cette progression.
Cet établissement public gère un réseau de 70 ports en Ile-de-France. Il a enregistré l’an dernier un trafic de près de 20 millions de tonnes de marchandises. Des sociétés, comme Monoprix notamment, réfléchissent depuis peu à basculer dans le fluvial une part importante de leur approvisionnement dans un souci environnemental.
« Ports de Paris » devrait prochainement devenir un des principaux interlocuteurs de la mairie de Paris, avec la Préfecture de Police et les Bâtiments de France, dans l’ambitieux projet de Bertrand Delanoë d’aménagement des berges de la Seine. Une harmonie restera à trouver entre le développement, que l’on peut espérer important, du trafic fluvial, et l’esprit de l’aménagement des berges tel qu’il est aujourd’hui envisagé par la Ville.
André Balbo
Source : Le Parisien

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