Elles seraient trop nombreuses pour la population de la capitale, et seraient de ce fait financièrement en situation fragilisée. Le moral affiché lors de leur dernier salon professionnel à Paris était… plutôt morose. Une sur cinq avouait craindre de devoir céder ou cesser son activité dans les 5 ans à venir pour des raisons économiques, réalité exacerbée à Paris où leur nombre est resté inchangé alors que la population passait de 3 à 2 millions d’habitants.
Il est aujourd’hui interdit de créer de nouvelles pharmacies, les Parisiens ayant en moyenne une officine à 6 min de chez eux, et une pharmacie pour 3 500 habitants.
Les marges seraient de plus en plus étroites, les volumes n’augmenteraient pas, le chiffre d’affaires serait en berne… Au niveau national, une sur deux serait actuellement dans le rouge selon une récente enquête de la fédération des syndicats pharmaceutiques de France (la FSPF). À Paris le chiffre atteindrait donc les deux tiers.
Les syndicats demandent en urgence une revalorisation de la marge sur les médicaments et se plaignent en vrac : des loyers parisiens trop haut, de la fuite des bureaux et de leurs employés, des travaux du tramway et de la concurrence sans précédent de très grosses parapharmacies.
Céder ? Cesser ? Que faire ? Faire évoluer le concept ?
André Balbo
Source : Le Parisien

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