Selon un sondage CSA réalisé les 19 et 20 mai, sur un échantillon national représentatif de 1 000 personnes âgées de 18 ans et plus, publié le 15 juin dans La Croix, les Français seraient en général plutôt casaniers. Moins d’un tiers d’entre eux (31%) souhaiteraient changer de lieu d’habitation. Le pourcentage pour les résidents des zones urbaines de plus de 100 000 habitants serait un peu inférieur à la moyenne (30%), et s’effondrerait chez les ruraux dont les volontaires au départ ne représenteraient plus que 23%, faisant mentir l’adage qui dit que « l’herbe est toujours plus verte ailleurs ».
L’exception viendrait de l’Ile-de-France, première région en termes de pourcentage dont les habitants se déclareraient candidats au départ et exprimeraient le désir de bouger : 47% des Franciliens rêvent d’un ailleurs, et pour eux le Sud et l’Ouest se partageraient la palme de l’attractivité.
Le classement de cette attractivité des régions pour l’ensemble des Français place en tête la région Provence-Alpes-Côtes d’Azur qui, avec 20%, décroche nettement de ses poursuivantes puisque la Bretagne ne recueille déjà plus que 11% des suffrages, Midi-Pyrénées 9%, Rhône-Alpes 7% et l’Aquitaine 6%.
Attention. Il ne s’agit ici que de rêves éveillés, puisque la réalité souligne que le Français n’est pas très mobile. Ce sondage, qui a été réalisé pour l’« Université d’accueil des nouvelles populations », précise que si 69% des Français ont déjà changé de ville depuis leur majorité, ils n’auraient été que 42% à avoir changé de région et 18% de pays.
André Balbo
Sources : Le Parisien, La Croix, CSA/Université d’accueil des nouvelles populations

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