L’Ile-de-France est la région de France où l’absentéisme est le moins élevé : 12 jours d’absence en moyenne par salarié chaque année.
C’est ce qui ressort d’une étude réalisée par Alma Consulting Group, cabinet spécialisé dans le conseil opérationnel en réduction de coûts auprès des directions de ressources humaines. L’autre information forte est qu’en 2010, certainement du fait de la crise, l’absentéisme, en général en baisse, est tombé à une moyenne de 14,5 jours ; il était à 17,8 en 2009.
Quelles explications avancer au fait que, concernant l’absentéisme, les Franciliens soient mieux classés que d’autres ?
Par le rayonnement international de la région : Le Grand Paris, La Défense, Roissy-Charles-De-Gaulle.
Le tissu économique est « dense, composé d’activités variées, ce qui a permis à l’Ile-de-France de mieux affronter la crise que d’autres régions », et lorsque « la santé économique d’une entreprise est bonne, en règle générale, le taux d’absentéisme est bas ».
La région est un melting-pot, avec des gens qui viennent de partout, dans le but de trouver un travail. Ils sont déterminés à garder leur job, à faire carrière…
Enfin, comme il y a plus d’offres d’emplois qu’ailleurs, les gens changent plus fréquemment d’emploi « et un tout nouveau boulot est rarement synonyme d’absentéisme ».
Évidemment, mauvaises langues que vous êtes, vous aimeriez savoir qui sont les mauvais élèves, pour vous faire encore plus détester en vacances cet été !
Et oui, c’est le Sud ! Mais Yannick Jarlaud, du cabinet Alma, avance ses explications de façon extrêmement précautionneuse : « Les salariés ne sont pas plus fainéants. Beaucoup choisissent le Sud en fin de carrière ; or les quinquagénaires sont deux fois plus absents que leurs jeunes collègues. »
Selon les domaines, il existe aussi des différences quant à l’absentéisme : le BTP est le meilleur élève ; les deux plus mauvais seraient les activités de services, puis, en lanterne rouge, le secteur de la santé.
Retenons que finalement, quand on sait que les statistiques n’ont jamais influencé le moindre individu, nous recevons là, nous autres Franciliens, une récompense ou un titre un peu absurde dont nous ne saurions nous vanter, et sans être vraiment tout à fait convaincus de l’avoir jamais réellement mérité…
André Balbo
sources : Alma Consulting Group, Le Parisien

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