Ils étaient un tout petit millier (plutôt 800), le soir du 29 mai, délicatement bordés par un aimable cordon de CRS, à protester contre le chômage, la précarité, la corruption et les dérives de la démocratie…
Sur une vaste banderole tendue en travers des marches de l’Opéra Bastille : « Démocratie réelle maintenant ».
Ils faisaient ainsi écho aux Indignados qui occupent avec constance, bonne humeur, sens de l’organisation et du respect d’autrui la Puerta del Sol à Madrid.
À la Bastille, la foule scandait « Paris debout, Paris soulève-toi ».
La police devait plus tardivement démonter les tentes installées sur la place même, sans heurts, vers 21h30, évidemment quand même sous les huées de la foule, comme dans tout bon scénario de manifestation de rue.
Pour les organisateurs du rassemblement, ce jour devait être le passage à une plus grande dimension de ces manifestations qui se cherchent visiblement encore un peu, et qui se tiennent depuis le 19 mai de-ci de-là sur le territoire en France, mais principalement à Lyon, Toulouse et Paris. Le saut quantitatif décuplait ainsi le nombre des participants.
Et maintenant ?
André Balbo
sources : Les Échos, Le Parisien, Libération

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