Social, crise, chômage et conflits 
19 mars 2010

Les Puces se meurent, Mon Seigneur !

 



envoyer l'article par mail envoyer par mail
Version imprimable de cet article Imprimer la page

Lord Gerald Cavendish Grosvenor, duc de Westminster et 6e du nom, a racheté fin 2005 pur 50M€, terrains et locaux des marchés Paul-Bert et Serpette aux Puces de Saint-Ouen. La rumeur dirait que Grosvenor n’aurait acheté les Puces que dans l’idée de les reconvertir et d’y implanter à terme un centre commercial, de l’hôtellerie, etc...

De fait, les Puces vont très mal. C’est Al-Qaïda qui a tué le marché. Avant le 11 septembre 2001, les marchands américains représentaient jusqu’à 80% de l’activité.

Entre la conjoncture effroyable, le dollar passablement ratatiné, la concurrence permanente et à prix cassés de cette nouvelle brocante géante et permanente qu’est Internet, ou encore la pénurie d’objets à bons prix, c’est un peu comme si les Puces de papa étaient condamnées par l’époque. Sauf peut-être pour le contemporain et le décalé, comme à Paul-Bert, qui continue d’attirer de jeunes marchands.

C’est Al-Qaïda qui a tué le marché. Avant le 11 septembre, les marchands américains représentaient jusqu’à80% de l’activité.

Alors, c’est la mobilisation générale des collectivités impliquées dans le dossier. La municipalité communiste de Saint-Ouen, la Ville de Paris, la Préfecture, la Région, la Seine-Saint-Denis engagent un plan de modernisation du quartier de 10M€ sur 10 ans, mais " si le marché ne repart pas, on ne pourra pas grand chose. "

Tenter de faire vivre le quartier toute la semaine et pas seulement le week-end ? Installer l’École des Beaux-Arts ? Créer un centre de jazz manouche géré par le forain Marcel Campion ?

En attendant les fringues bon marché grignotent de la place...

André Balbo

Source : Libération


derniere modification: vendredi 19 mars 2010, par André Balbo