L’Union des transports publics et ferroviaires (UTP) réclame une « implication accrue des pouvoirs publics » pour maintenir la sécurité dans les bus, cars, métros et tramways. Le nombre d’agressions signalées serait passé de 2 557 en 2008 à 2 760 en 2009 (+7,9%). Mais globalement, le syndicat professionnel calculerait 0,33 agression pour un million de voyages en 2009, comme en 2008. En somme, une stabilisation.
En Ile-de-France, les données de la SNCF et de la RATP suivraient les mêmes tendances, même si ces chiffres restent néanmoins inférieurs à ceux des années 2000-2004, qui avaient connu des pics d’agressions.
Depuis début 2010, l’UTP n’a pas observé « d’évolution particulière », et elle souligne l’effet amplificateur de la « médiatisation ».
La CGT perçoit néanmoins un « coup d’accélérateur » sur les agressions ces trois derniers mois, et la CFTC estime que les chiffres sont « minorés » car les entreprises seraient réticentes à les livrer.
Pour Benoît Juéry, chargé de la sécurité à l’UTP, « globalement il n’y a pas d’aggravation de l’insécurité dans les transports, mais il y a beaucoup de tensions sur le terrain, d’autant que des actes comme les jets de projectiles se sont banalisés ».
Le coût du vandalisme sur le matériel s’est d’ailleurs établi à 14,6 M€ en 2009, soit « le plus haut niveau atteint depuis 13 ans ».
Dans la branche des transports, 4,7% des emplois sont spécifiquement dédiés à la sécurité, et ce taux est constant depuis 3 ans.
André Balbo
Source : L’Union des Transports publics et ferroviaires

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