Pour la première fois en France, des recherches dans les eaux usées sont effectuées depuis 2009 par la faculté de pharmacie de l’Université Paris-Sud XI. La détection des traces de drogue localise et révèle les pratiques de leurs utilisateurs.
Des prélèvements concernant 4 drogues : la cocaïne, l’ecstasy, les amphétamines et la buprénorphine (qui est un médicament de substitution), sont régulièrement faits dans 6 stations d’épuration de la région francilienne.
La cocaïne a été la principale substance retrouvée. Donc la plus étudiée. Ses traces étaient plus importantes à Paris qu’en banlieue. Existerait-il des différences selon les quartiers ? Ainsi les chercheurs ont-ils pu constater que les pics de consommation étaient situés le week-end et lors d’événements comme la Fête de la musique ou le 14 juillet.
Les chercheurs n’ont pas décelé de « différences significatives » dans la consommation de cocaïne entre villes riches et communes moins favorisées.
80 à 90% des traces de drogue seraient éliminées dans les stations d’épuration, et les résidus ne seraient pas actifs.
André Balbo
sources : Faculté de Pharmacie–Paris Sud XI, Le Figaro, Libération

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