De l’UMP aux communistes, la majorité des groupes politiques du Conseil de Paris sont favorables à un protocole d’accord dans l’affaire des emplois fictifs de la Mairie de Paris. Jacques Chirac devrait ainsi s’épargner une difficile épreuve judiciaire qui le menace depuis onze années.
Les Verts sont contre cet accord, ainsi que nous vous l’avions annoncé, et contrairement aux autres groupes politiques du Conseil, qu’il s’agisse de l’UMP bien sûr, qui l’a cosigné, jusqu’aux communistes.
Le vote aura lieu lors du Conseil des 27 et 28 septembre. Son résultat étant d’ores et déjà connu, on sait donc que la Ville de Paris, parce qu’elle renoncera à se porter partie civile, laissera donc au parquet, toujours bienveillant vis-à-vis de Chirac, le soin de porter, ou pas, l’accusation.
Sylvain Garel, qui préside le groupe écolo au Conseil a déclaré : « C’est un militant Vert qui a lancé la procédure en 1999 (…) La Mairie de Paris a repris la procédure en 2002, lorsque la gauche a gagné la ville. Elle vient de l’abandonner sans même nous consulter. (…) Il ne s’agit que de la partie émergée de l’iceberg. Les emplois fictifs se comptaient par centaines sous l’ère Chirac. Mais la plupart de ces abus sont aujourd’hui prescrits au regard de la loi ».
Pour la députée européenne Europe Ecologie Eva Joly, dans Libération : « C’est un mauvais deal au très haut niveau qui traduit une fois encore un mépris de la justice ».
Sur i-Télé, Bertrand Delanoë, le maire de Paris, défend bien entendu sa position, en arguant qu’il ne confond pas justice et vengeance. « Ce qui m’importe, c’est que la vérité soit établie, que les faits soient reconnus, et que les réparations auxquelles les Parisiens ont droit soient reçues. »
André Balbo
Sources : Libération, Le Monde, i-Télé

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